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Armoiries de la ville de Biskra
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Au delà de la brèche pathétique d'El-Kantara, après les dernières pentes du Tell où d'étranges sursauts rocheux crèvent la terre en orgues immenses, en citadelles grises et baroques, c'est la brusque révélation du désert... Là, s'enveloppant de « cette fine lumière qui monte du sol blond et glisse du ciel bleu », les oasis des Ziban étalent leurs taches vertes et Biskra se blottit dans le creux des Aurès. Cette situation exceptionnelle crée autant de charme immédiat que de promesses d'enchantement. Le visage authentique de Biskra se découvre sur les berges de l'Oued aux admirables perspectives, devant ce fleuve cristallisé aux colères redoutables et imprévues, mais qui s'est toujours plu à respecter le petit sanctuaire maraboutique de Sidi-Zerzour, protecteur de la cité. En toile de fond, le massif translucide des Aurès bloque la vue, mais non le rêve. Comment décrire le jardin Landon, aimablement mystérieux, créé pour le plaisir d'un esthète, le Comte Landon ? Serre géante qui réunit les plantes et les arbres aux origines les plus diverses et lointaines, « lieu de volupté et d'oubli » (Louis Bertrand). En 1890, Robert Hitchens y écrivit son célèbre « Garden of Allah » qui eut un prodigieux succès. Certains lieux ont une puissance de charme. C'est là que Francis Jammes, venu à Biskra à la recherche de notations colorées découvrit « les palmes rigides pareilles à des bouquets de fer tranchant l'azur... » La zaouïa Rahmania, qui possède une bibliothèque d'une rare richesse, anime un collège grouillant de tolba. Dans les rues, une foule dense, des cafés maures, l'activité des petits métiers : artisans des babouches jaunes et rouges, brodeurs d'argent et d'or, tailleurs, vanniers, sculpteurs d'albâtre... Foughala, El-Amri, El-Bordj, satellites de Tolga, jalonnent la route qui mène au sud vers Lioua, sur l'Oued Djedi, première rencontre avec le « limes » romain. De place en place, des ruines ensablées, les vestiges d'une histoire inscrite sur le sable en matériaux indestructibles. Doua, telle une citadelle antique, domine un paysage de steppe salée. Parfois, une ligne noire grandit et se précise on dirait un grand lac où des bateaux font voile. Et tout soudain s'évanouit: ce n'était qu'un mirage. Mais une force nous arrête, la puissance infinie de la solitude. On dit que le désert c'est la mort. Non, Dieu n'est pas absent. Il pose à l'horizon son grand pont sans nuage. Quand la nature se dépouille, l'homme s'enrichit, se retrouve, s'appartient. Ici, plus rien n'empêche le regard de se tourner vers le dedans : l'infini est en nous comme il est au dehors où les bruits menus et fins ont un langage nouveau. Une abeille est un avion. Nous avions pris pour une abeille le courrier d'Air-France qui nous rappelle que tout ce monde merveilleux, cette cure d'isolement et de complet dépaysement, ne sont qu'à cinq heures de Paris. Mekhadma, Ourlal, Bigou, M'Lili, nous replacent dans le réel verdoyant, tandis que Castrum Gemellae retrace les fluctuations de l'empire de Rome. Au sud-est de Biskra, la plus célèbre des oasis porte un nom prestigieux dans tout l'Islam : Sidi-Okba. Au centre de la grande mosquée, à l'abri d'une admirable porte de cèdre, le tombeau de ce conquérant missionnaire, construit voici plus de treize siècles, est un lieu de pèlerinage étonnant. Vainqueur au Fezzan et en Tripolitaine, fondateur de Kairouan, après une chevauchée triomphale à travers l'Algérie et le Maroc, Okba ben Naafi trouva la mort, alors qu'il regagnait la Tunisie, dans une embuscade machinée sous l'autorité de cette figure légendaire : la Kahena. Une grande oasis est née autour du mausolée sacré. Ici pas de puits, pas de sources, rien que les eaux rares des Oueds de l'Aurès : mais le récent barrage de Foum-el-Gherza va donner un élan nouveau à ces jardins assoiffés. Au delà, vers l'horizon oriental, la piste conduit jusqu'aux immensités blondes où bondissent les gazelles dans un poudroiement de sable et de soleil. Au pied de l'Aurès retrouvé, les mirages émergent de lacs irréels pendant des lieues et des lieues jusqu'au sobre caravansérail de Zéribet-el-Oued inscrit dans la courbe de l'Oued El-Arab. Droh, Chetma, Filiach, Sidi-Khelil, oasis les plus proches de Biskra semblables aux autres et pourtant si différentes. Ici de vieux moulins et de hautes demeures, là une forteresse abandonnée, plus loin des tours massives et crénelées ; domaine de l'éblouissement, charme surnaturel de ces marches sahariennes. Une route audacieuse accrochée au flanc de l'Aurès traverse un paysage lunaire et conduit à M'Chounèch, l'oasis sereine et majestueuse où le ruban fluide et rapide de l'Oued El-Abiod a creusé des gorges gigantesques. Après les greniers de Banyane, ça et là suspendus aux rochers hasardeux, voici le cœur magnifique et farouche de la montagne berbère : cèdres géants, forêts de genévriers, arbustes fleuris, coteaux fertiles, canyons tourmentés, sauvages sentiers où le rêve se perd. A l'opposé, vers les horizons sans neige, la route s'enfonce dans les profondeurs du désert, vers la proche cité des sables, El-Oued, qui parsème ses coupoles dans la houle silencieuse du Grand Erg Oriental. Pays aux incomparables richesses, aux possibilités sans cesse élargies, Biskra captait jadis « tous les vagabonds du luxe voyageur ». Un essor nouveau est promis à ces régions pré-sahariennes qui proposent aux amateurs de pittoresque durable, de couleur et de luminosité, l'itinéraire le plus court vers le soleil et le désert, le luxe et le confort des hôtels, les vertus d'eaux thermo-minérales et radio-actives. Le savant, l'amoureux, le sportif, le chasseur, le dilettante, le peintre, le sculpteur, l'oisif trouveront, à Biskra et dans les Ziban, les thèmes singuliers les plus merveilleux dans leur commune découverte. Un charme nouveau longuement les suivra : leurs souvenirs et leurs rêves se fianceront désormais dans une féerie d'azur, d'immensité, d'harmonie. Les rythmes, les parfums, les contrastes auront versé dans le cœur de chacun la nostalgie vivifiante d'un pays qui enchante toujours. Extrait d'une plaquette éditée par la ville, la commune mixte et le syndicat d'initiative de Biskra en 1954
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LE DJURDJURA L'ALGéRIE POESIE ALGERIENNE PLAN DU SITE ACCUEIL |
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Liens en rapport avec Biskra: |
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Visiter le Site dédié à l'une des plus belle histoire d'amour de la région des Ziban: HIZIA, c'est l'histoire d'un amour nomade, mais au delà c'est aussi l'histoire d'une poésie nomade, d'une musique nomade, de tribus nomades, de transhumanse... http://www.hizia.web1000.com/ |
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Site Web sur Biskra: http://monsite.wanadoo.fr/biskra/index.jhtml |
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http://www.ifrance.com/boutabba/ est le site de Boutabba Chemseddine,Cinéaste Artiste Photographe. Boutabba est photographe depuis 24 ans, il a participé à plusieurs manifestations et salons, nationaux et internationaux. Sa première exposition photo fut organisée à Biskra en 1978... |
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