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La Littérature Palestinienne |
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- Liana BADR |
La production littéraire palestinienne est abondante et variée. Ici sont choisis que les écrivains dont une ou plusieurs œuvres ont été traduites en français, ou dont la langue d'expression littéraire est le français.
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Liens vers des sites sur l'histoire et l'actualité de la Palestine... |
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Liana Badr et sa famille, sous surveillance constante des services secrets israéliens, furent contraints à l'exil et quittèrent Jéricho pour Amman, quelques années avant les événements de Septembre Noir. Diplômée de philosophie et de psychologie de l'université de Beyrouth, elle dut interrompre ses études lorsque éclata la guerre civile libanaise. Journaliste à Beyrouth jusqu'à l'invasion israélienne de 1982, elle rejoint Damas d'où elle est expulsée en 1986 et part pour la Tunisie. Elle est désormais responsable du secteur audiovisuel au Ministère de la culture palestinien. Elle porte une attention particulière à la condition des femmes arabes, dirigeant un travail collectif dans le cadre de l'Union des femmes palestiniennes en Jordanie, et travaillant dans les camps libanais de Sabra et Chatila. |
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Témoin de la tragédie quotidienne des Palestiniens, soucieuse d'écrire l'histoire de son peuple et du rôle qu'y ont joué les femmes, Liana Badr use d'un langage nouveau et contemporain, renonçant à l'arabe littéraire classique pour s'emparer du langage de tous les jours. Son roman, Une boussole pour un soleil, est un récit d'exil et de guerre; il a pour héroïne une jeune femme palestinienne de Jéricho, révoltée contre une double oppression: celle de son peuple, et sa condition de femme au sein d'une société où les hommes occupent la première place.
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Jamais nos exils " Jamais nos exils ne furent vains, jamais en vain nous n'y fûmes envoyés, leurs morts s'étendront sans contrition. Aux vivants de pleurer l'accalmie du vent, d'apprendre à ouvrir les fenêtres, de voir ce que le passé fait de leur présence et de pleurer doucement et doucement que l'adversaire n'entende ce qu'il y a en eux de poterie brisée. Martyrs vous aviez raison. La maison est plus belle que le chemin de la maison. En dépit de la trahison des fleurs. Mais les fenêtres ne s'ouvrent point sur le ciel et l'exil est l'exil. Ici et là bas. Jamais en vain nous ne fûmes exilés et nos exils ne sont passés en vain. Et la terre Se transmet Comme la langue ". |
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Mahmoud Darwich est l'un des plus grands poètes arabes contemporains. Il est né à Birwa, un village de Galilée à 9 kilomètres de Saint-Jean d'Acre, où il passe son enfance jusqu'en 1948, date à laquelle sa famille est contrainte à l'exil au Liban. Lorsqu'un an plus
tard, ses parents tentent de rentrer chez eux, c'est pour constater que leur village a été rasé et remplacé par une colonie juive. Ils gagnent alors Dayr al-Asad, où ils vivront dans une semi-clandestinité.
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À lire : Mahmoud Darwich et la nouvelle Andalousie par François Xavier. Le seul livre à ce jour qui présente une étude aussi complète sur Mahmoud Darwich. Mêlant textes d’introductions et poèmes de Darwich, l’auteur nous fait découvrir toutes les facettes de ce personnage : tantôt chantre de l’amour, tantôt porté par les événements, chantre de la révolte palestinienne. Éditions IDLIVRE, 2002. |
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Émile Habibi (1921-1996) |
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«Palestinien de l'intérieur», Émile Habibi était de ceux qui «restèrent» après 1948 et acceptèrent de prendre la nationalité israélienne; ce qui ne fut pas sans lui valoir bien des attaques de la part de ceux qui manient volontiers l'anathème. Comme de nombreux Palestiniens, il avait choisi de lutter de l'intérieur. Membre du parti communiste israélien, il fut élu député à la Knesset et dirigea le plus grand quotidien israélien de langue arabe, Al-Ittihâd (L'Union) de 1948 à 1990 Avec le temps et à mesure que paraissaient ses romans (Péchés oubliés, sombre relation du retour d'un Palestinien dans sa ville natale;Soraya fille de l'ogre, où la réapparition d'une sauvageonne est le prétexte à l'exploration d'un exil intérieur; Les Aventures extraordinaires de Sa'îd le peptimiste, petite chronique de |
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l'absurdité quotidienne), la personnalité controversée de Habibi s'estompa au profit de la figure de l'écrivain novateur et audacieux, à laquelle restera à jamais lié le personnage de Sa'îd le peptimiste, qui passe sans cesse de l'optimisme au pessimisme et n'est pas sans rappeler le Candide de Voltaire. Œuvres traduites:
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Jabra Ibrahim Jabra (1920-1994) |
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Né à Bethléem, il étudia à Jérusalem, Cambridge et Harvard. Peintre, critique littéraire et critique d'art, traducteur de Shakespeare et de Faulkner, il est également l'auteur de nouvelles, romans et poèmes. En 1948, il s'exila en Irak et participa dès lors pleinement à la vie intellectuelle du pays, au point qu'il est considéré par beaucoup comme un créateur irakien.
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Ghassan Kanafani (1936-1972) |
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Né à Acre en Palestine, élevé à Jaffa puis vivant en exil après 1948, Ghassan Kanafani n'a cessé de joindre l'écriture et l'action politique au cours de sa brève existence. Instituteur à Damas en 1953, il s'installe ensuite au Koweït puis à Beyrouth, et collabore à divers journaux avant de diriger en 1969 l'hebdomadaire Al-Hadaf, organe du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Pendant cette période, il publie des nouvelles, une pièce de théâtre et plusieurs romans. Il a été assassiné en 1972, à l'âge de trente-six ans, par les services secrets israéliens. |
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Dans les Contes de Palestine, il exprime, à travers des personnages nostalgiques et désemparés, le traumatisme subi par son peuple à mesure que s'implantait l'État d'Israël sur le sol de Palestine; nulle trace de haine dans ces textes qui traduisent un inégalable plaisir de conter. Des hommes dans le soleil relate la lutte désespérée des Palestiniens pour survivre, et a inspiré un film très vite censuré pour avoir mis en scène les traitements infligés aux réfugiés. Avec Retour à Haïfa, dernier récit qu'il ait publié avant son assassinat, Kanafani va au plus profond du conflit qui oppose Palestiniens et Israéliens, nous livrant un double testament, littéraire et politique, d'une rare intensité.
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Sahar Khalifa (née en 1941) |
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Sahar Khalifa est née à Naplouse. Après avoir enseigné à l'université de Birzeit, en Palestine occupée, elle suit des études en littérature anglo-saxonne aux États-Unis, à l'université d'Iowa, puis revient en Palestine en 1988, où elle fonde le Centre des études féminines qu'elle dirige depuis. Ses romans, au travers desquels elle plaide en faveur des femmes, disent tous sa conviction que leur lutte pour la liberté ne peut s'inscrire que dans le cadre politique de la libération du peuple palestinien. Chronique du figuier barbare rend compte, à travers le regard d'un jeune Palestinien de retour dans sa famille, de la vie quotidienne des Arabes en Palestine occupée. Le héros découvre l'inextricable complexité de leurs problèmes dans un contexte de violence et d'oppression. |
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Cette saga familiale se poursuit dans La Foi des tournesols; la condition des femmes y est montrée dans sa plus grande complexité, qu'il s'agisse du désir d'égalité d'une jeune journaliste avec ses confrères, ou d'une paysanne veuve confrontée, avec ses enfants, aux difficultés quotidiennes. Son dernier roman, L'Impasse de Bab Essaha, a pour cadre la Cisjordanie, et réunit plusieurs personnages féminins qui dévoilent, à la faveur de la nuit, sur le ton de la confidence, leurs craintes et leurs difficultés d'être à la fois femme et palestinienne.
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Ezziddine Al-Manacirah (né en 1946) |
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Vice-président depuis 1995 de l'université de Philadelphie d'Amman, Manacirah est, dès le début des années soixante, l'une des figures marquantes de la poésie moderne et de la résistance palestinienne. Inspiré par le patrimoine et le folklore arabes, il évoque les lieux et les souvenirs de l'héritage le plus ancien de la poésie pastorale et cananéenne, créant un monde parallèle à sa misère quotidienne dans une quête mêlant la prose aux vers. Jugeant sa poésie subversive, les autorités israéliennes ont interdit sa circulation par décret, au lendemain du déclenchement de l'Intifada (1981). |
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Layla Nabulsi (née en 1961) |
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Née d'une mère belge et d'un père palestinien, Layla Nabulsi a fait des études théâtrales à Bruxelles et a participé à la création de nombreux spectacles. Après un premier récit, Terrain vague, elle a écrit une pièce de théâtre, Debout les morts!, où les personnages tentent d'échapper aux violences d'une guerre fratricide. |
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Ses projets sur http://www.brunette.brucity.be/lgmlej/02AetL/02006Wnll/02leprojet.htm |
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Samîh al-Qâsim (né en 1939) |
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Traduite en plusieurs langues, son oeuvre abondante comporte surtout des recueils de poèmes (dont Je t'aime au gré de la mort qui constitue une étape importante de son cheminement littéraire), des pièces de théâtre, des récits et des essais. Issus d'une famille d'intellectuels et d'imams druzes, Samîh al-Qâsim a grandi à Ramah et à Nazareth. Journaliste et responsable politique, son engagement lui a valu plusieurs fois l'emprisonnement et l'assignation à résidence. La résistance, la captivité et la lutte pour un avenir meilleur constituent les thèmes majeurs de son œuvre, souvent censurée. |
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Anton Shammas (né en 1950) |
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Poète et romancier palestinien de renommée internationale, auteur de plusieurs recueils de poésie publiés en hébreu et traduits en arabe, Anton Shammas s'est attaché à exprimer l'extrême complexité de l'existence nationale, culturelle et linguistique des Palestiniens en Israël après 1948. Le roman Arabesques, écrit en hébreu, peut être considéré comme une autobiographie; l'auteur y défend l'idée d'une cohabitation harmonieuse possible sur la terre où vécurent tant d'ancêtres d'origines différentes. |
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Œuvres traduites (de l'hébreu):
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Sami al-Sharif (né en 1962) |
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Jordanien d'origine palestinienne, né à Jérusalem en 1962, Sami al-Sharif est diplômé en traduction-interprétation de l'Université de Lyon II et docteur ès lettres en Littérature et Civilisation Française de l'Université de Lyon III. |
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Professeur d'Université et interprète de conférences en Jordanie, il a publié aux éditions de l'Harmattan trois romans écrits en français. Dans Les rêves fous d'un lanceur de pierres, il témoigne de la révolte des jeunes Palestiniens de l'Intifada; dans L'Éternel perdant de Bagdad à Jérusalem, il raconte l'errance d'un Palestinien dans un Proche-Orient en guerre. Œuvres traduites:
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Ibrahim Souss (né en 1943) |
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Né à Jérusalem, Ibrahim Souss a fait ses études universitaires en France, à l'Institut d'Études Politiques. Représentant de l'OLP en France de 1978 à 1992, à l'Unesco de 1975 à 1980, ambassadeur au Sénégal depuis 1980, ces postes politiques ne l'ont pas empêché de mener de front une carrière littéraire et musicale: pianiste compositeur, il a suivi la formation de l'École Normale de Musique de Paris et celle du Royal College of Music de Londres. |
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Œuvres:
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Fadwa Touqan (née en 1917) |
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Née avec la déclaration Balfour, Fadwa Touqan est l'une des rares voix féminines de la poésie palestinienne; ses premiers écrits sont des élégies funèbres, où elle conjugue au féminin les thèmes chers au romantisme: la nature, l'amour, la solitude, la tristesse, le désarroi, dans un style raffiné, délicat et plein de sensibilité. Après la défaite de 1967, sa poésie s'oriente vers des thèmes nationalistes. |
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L'auteur démonte sans concession le mécanisme de ce système, au mépris des tabous et des interdits sociaux, et diagnostique lucidement son mal-être. Son itinéraire est fait de souffrance et de vertige. «Mon histoire, c'est l'histoire de la lutte d'une graine aux prises avec la terre rocailleuse et dure. C'est l'histoire d'un combat contre la sécheresse et la roche», dit-elle en conclusion. Elle précise que son temps «était celui de l'asservissement» et son espace «celui de la prison domestique». Mais la victoire était au bout du chemin, et de nombreux prix ont récompensé son œuvre. Œuvres traduites:
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« Né en Egypte en 1977, Tamim Al-Barghouti est palestinien du côté de son père, le poète Mourid Al-Barghouti, et égyptien du côté de sa mère, l’écrivaine Radwa Achour. Après un diplôme en sciences politiques à l’Université du Caire, il obtient un doctorat à l’Université de Boston aux Etats-Unis. En 2003, il a été expatrié en Jordanie pour avoir participé aux manifestations contre l’invasion américaine de l’Iraq. Il travaille actuellement au Soudan avec les Nations-Unies. Il s’est consacré à la poésie dialectale palestinienne comme dans son recueil « Meijana », aux éditions de la Maison palestinienne de la poésie, en 1999, et égyptienne comme « |
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Manazer », | |||