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Chagrin d'école.
Ed, Gallimard, 2007. 320 pages. « Nos « mauvais élèves » (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l'école. C'est un oignon qui entre dans la classe : quelques couches de chagrin, de peur, d'inquiétude, de rancœur, de colère, d'envies inassouvies, de renoncement furieux, accumulées sur fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans leur sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu'une fois le fardeau posé à terre et l'oignon épluché. Difficile d'expliquer cela, mais un seul regard suffit souvent, une parole bienveillante, un mot d'adulte confiant, clair et stable, pour dissoudre ces chagrins, alléger ces esprits, les installer dans un présent rigoureusement indicatif. Naturellement le bienfait sera provisoire, l'oignon se recomposera à la sortie et sans doute faudra-t-il recommencer demain. Mais c'est cela, enseigner c'est recommencer jusqu'à notre nécessaire disparition de professeur. Si nous échouons à installer nos élèves dans l'indicatif présent de notre cours, si notre savoir et le goût de son usage ne prennent pas sur ces garçons et sur ces filles, au sens botanique du verbe, leur existence tanguera sur les fondrières d'un manque indéfini. Bien sûr nous n'aurons pas été les seuls à creuser ces galeries ou à ne pas avoir su les combler, mais ces femmes et ces hommes auront tout de même passé une ou plusieurs années de leur jeunesse, là, assis en face de nous. Et ce n'est pas rien, une année de scolarité fichue : c'est l'éternité dans un bocal. » Pages 70 & 71 |
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1. Référentiel de compétences des P.E.S |
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Principes généraux . Le Professeur d’Enseignement Secondaire (P.E.S) de langue française est un enseignant capable d’enseigner le Français Langue Étrangère. Il a vocation à enseigner et éduquer dans le cycle secondaire général et technique de la 1ère AS à la 3ème AS. Il exerce un métier en constante évolution. Au regard de ce référentiel, sont ici précisées les compétences professionnelles que devrait posséder ou consolider le Professeur d’Enseignement Secondaire de Français, Langue Étrangère. Ces compétences professionnelles s’organisent selon les quatre axes suivants:
Les responsabilités du P.E.S s’exercent dans le cadre des textes qui régissent le système éducatif algérien. Aussi, le P.E.S doit-il identifier les valeurs qui constituent les fondements de notre système éducatif. Et d’autre part, connaître ses droits et ses devoirs en se reportant aux principaux textes de référence suivants :* L’ordonnance n°45/76 du 16 avril 1976.
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2.Modalités du passage de l'examen du CAPES. |
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Le Certificat d’Aptitude Professionnelle de l’Enseignement Secondaire est un examen qui comporte trois épreuves. Les deux premières épreuves doivent se dérouler dans des classes de niveau différent et porter sur des types de textes différents ( par exemple: le récit en 1ère A.S, l’argumentation en 3ème A.S…). Au début de chaque séance, le professeur devra remettre au président du jury un dossier comportant l’Unité didactique (la séquence) complète, correspondant à l’épreuve présentée. Il devra aussi présenter au jury outre le cahier de textes de la classe, son cahier journal et sa répartition annuelle… Pour la séance de compte rendu d’expression écrite, le professeur présentera également les copies d’élève corrigées.
Distribuer le texte aux apprenants et leur demander d’observer sa présentation : Titre, corps du texte, source, typographie etc. A partir de ce premier contact avec le texte, c’est-à-dire cette lecture diagonale du support, et à partir de ses données iconiques, amener les élèves à formuler des hypothèses de sens dont les plus pertinentes peuvent être portées dans un coin du tableau. 2ème moment : Lecture silencieuse du texte par les élèves (avec consigne(s) de lecture précise(s)) Le professeur lira le texte (lecture silencieuse) en même temps que ses élèves de manière à chronométrer cette activité. Cette activité a pour premier objectif de vérifier les hypothèses de sens formulées précédemment par les élèves et à amener ces derniers à identifier le modèle d’expression. Après avoir questionné les apprenants sur le contenu global du texte (thème ou idée principale), le professeur ne gardera au tableau que l’hypothèse la plus juste et effacera les autres. Si après la lecture silencieuse, les élèves n’arrivent ni à dégager l’idée principale du texte, ni à identifier le type discursif ou s’ils font un contre-sens sur son contenu le professeur procédera à une lecture expressive (magistrale, à haute voix) pour aider les élèves à appréhender le texte dans sa globalité. La lecture magistrale du professeur ne se justifie que dans ce cas là. Elle vise à faciliter l’entrée dans le texte. 3ème moment : Explication du texte : Par un jeu de questions- réponses « balayant » l’ensemble du texte afin de mettre en évidence sa structure et son contenu, les apprenants construisent ou « reconstruisent » et s’approprient au fur et à mesure le (s) sens du texte. En même temps que l’exploitation avance, le professeur portera au tableau la forme qui convient le mieux au type de texte étudié et à son contenu informatif (grille à double entrée, schéma du modèle discursif, plan détaillé du contenu etc.), les éléments clés du texte. Le retour au texte devra être fréquent car il s’agit à ce moment de la séance d’une lecture active : lecture, relecture de certains passages, repérages de mots constituant un champ lexical, de termes anaphoriques, d’articulateurs etc. Toutes les réponses devront être justifiées. Il s’agit en effet d’analyser le texte que l’on a sous les yeux et non de « bavarder » autour d’un texte. Cependant, il est à signaler qu’il n’existe pas d’exploitation « modèle » d’un texte : la nature des questions, la formalisation du contenu, la conception de grilles et d’outils diffèrent selon le type de texte étudié à dominante narrative, argumentative, explicative, descriptive…et surtout selon l’objectif didactique que l’on cherche à réaliser en tenant compte, bien entendu, des pré requis des apprenants. (C’est dire l’impossible conception d’une fiche « recette » toute faite pour telle ou telle activité pédagogique.)
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