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FREINET (Célestin) : 1896 -1966. Pédagogue français, Célestin
Freinet, instituteur public, découvre dès les années 1920, l'Éducation
nouvelle, par l'intermédiaire de l'ouvrage de Ferrière, L'École active
(1922).
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Il entre en contact avec les pédagogues de l'Institut Jean-Jacques
Rousseau de Genève, mais se rend très vite compte qu'il ne peut
utiliser leurs idées, car dans sa petite classe de campagne, il manque
singulièrement de moyens.
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Persuadé de la faiblesse d'un enseignement essentiellement basé sur le
verbe, et de l'importance de l'activité librement consentie de l'élève
(la libre expression, le tâtonnement expérimental...), il cherche par
tous les moyens à rendre
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l'élève actif. Pour motiver les enfants, il crée la coopérative
scolaire, le texte libre, utilise l’imprimerie et la correspondance
scolaire... Son mouvement se développe. De nombreux enseignants
adoptent ses idées. Freinet crée alors la Coopérative de
l'enseignement laïc, et organise des congrès. En 1932, attaqué de
toutes parts
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pour ses options tant pédagogiques que politiques - son journal
s'appelle l'Éducateur prolétarien - il doit donner sa démission de
l'enseignement public et ouvrir, lui, homme de gauche, une école
privée... !
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Freinet est l'un des plus grands pédagogues français du XXe siècle. Il
a créé le mouvement de l'École moderne, et les techniques qu'il
a inventées (ou empruntées à d'autres pédagogues) sont utilisées
encore aujourd'hui dans de très nombreux pays par des éducateurs
fervents, conscients de leur engagement et des enjeux qu'ils
défendent:
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« La visée de départ habite toujours les préoccupations et les
pratiques des pédagogues du mouvement : l'inscription volontariste
dans le camp des politiques éducatives pour la démocratisation de
l'enseignement (démocratisation d'accès à l'enseignement secondaire,
et démocratisation de la réussite) ; le refus quasi viscéral de tout
ce qui rappelle une organisation élitiste de la forme scolaire ; la
très grande permanence dans le refus de la scolastique et l'action
militante en
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faveur de situations scolaires qui aient du sens pour la totalité
des élèves ; des pratiques scolaires qui invitent à des savoir-faire
autant qu'à des savoirs, la volonté d'une éducation du travail, la
place faite aux milieux de vie non édulcorés des élèves : tout cela
pérennise la visée de départ, particulièrement en faisant place dans
l'école à des traits essentiels des cultures populaires. »
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Freinet, et sa femme Élise, laissent au pédagogue ordinaire deux
ouvrages-phare (Pour l'école du peuple en 1946, Naissance
d'une pédagogie populaire en 1949) et l'illusion de croire que
certaines techniques, aujourd'hui classiques à l'école maternelle et
élémentaire « ont toujours existé »... Car, pour avoir été absorbées
et banalisées par nos systèmes éducatifs, elles n’en ont pas moins
été un jour (mais il y a longtemps...) révolutionnaires :
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- le journal de la
classe,
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- l'édition du journal
et l'imprimerie, - le texte libre, le dessin libre,
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- les échanges et la
correspondance scolaire, - la méthode naturelle de lecture,
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- les fichiers
autocorrectifs,
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- le plan de travail
hebdomadaire, - le conseil de coopérative,
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- l'audiovisuel, la
photographie...
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«Parce qu'il n'a jamais été dogmatique, [Freinet] a pratiqué une forme
de fidélité vivante à ses origines : une fidélité plus dans la posture
de vie que dans une crispation sur des valeurs arrêtées. "Lorsqu'on
nous demande : quelle est la ligne de votre mouvement ?, nous devrions
sans doute répondre nous sommes le mouvement qui déplace les lignes"
disait Freinet.
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Sans goût aucun pour les lignes de bataille, les lignes de frontière
et les alignements, mais avec une tendresse certaine pour les lignes
d'horizon, les lignes des composteurs, et les lignes de beauté. »
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La petite école Freinet de Vence, dans les Alpes-Maritimes, est
devenue école publique en 1991.