"Le désordre est apparu sur terre et en mer du fait des agissements des humains.

Dieu fera expier aux hommes une partie de leurs méfaits: peut-être reviendront-ils de leurs erreurs"

Verset 41, extrait de de la SourateXXX. Les Byzantins.Le Coran, Traduit par Sadok Mazigh

Éduquer au respect de l'environnement, c'est contribuer à bâtir un avenir meilleur sur une planète dont la trajectoire cessera de nous effrayer.

C'est faire changer des attitudes, des habitudes et des comportements dans nos vies quotidiennes, dans celles d'enfants de jeunes adultes.

Eduquer au respect de l'environnement:

- c'est faire preuve que l'école est une force sociale importante;

- c'est changer des pratiques individuelles tout en amenant les jeunes et les adultes à poser des gestes pour changer collectivement des situations autour d'eux (famille, école, quartiers, pays, planète);

- c'est proposer de nouvelles valeurs et des changements d'habitudes afin de provoquer la réflexion et donner envie de s'engager concrètement;

- c'est réaliser des actions concrètes et visibles en responsabilisant les jeunes sans les culpabiliser...

Quelques objectifs pour sensibiliser/mobiliser ou informer en :

1- s'interrogeant sur un problème lié à son environnement.
2- recherchant des éléments de réponse aux questions soulevées.
3- proposant des actions pour faire évoluer la situation.


Mots clés:
écologie - environnement - biodiversité -  biosphère -  effet de serre -  changement climatique - faune (espèces menacées) - flore -  recyclage -  précipitations acides -  déchets -  pollution - habitat - économie d'énergie -  santé - paix -  sécurité -  développement durable -  eau -  air...
Dans le cadre des activités pédagogiques de la classe, les apprenants pourraient être encouragés à réaliser des projets à partir de ces problématiques...

Ressources.

EDUQUER A L’ENVIRONNEMENT VERS UN DEVELOPPEMENT DURABLE

 

L’éducation à l’environnement dans une perspective de développement durable est une éducation qui met au premier plan les valeurs. Les séquences éducatives que nous mettons en place doivent tendre à faire prendre conscience que la Terre est un bien commun dont nous devons prendre soin, que tous les humains sont solidaires entre eux avec cette Terre et avec tout ce qui vit. Cette éducation doit amener à l’autonomie qui permet à chaque personne de penser, de décider et d’agir par elle-même.

Elle doit amener à la responsabilité qui nous met dans l’action, elle doit faire de tous des citoyens porteurs des valeurs démocratiques et toujours mobilisés pour leur mise en œuvre. L’éducation vers le développement durable est une école de respect.

 

Cette éducation concerne tous les humains, quel que soit leur âge, leur pays d’origine, leur fonction dans la société. Elle est formelle, non-formelle, informelle. Elle ne cherche pas à former des élites, sa démarche ne crée en aucun cas l’exclusion, elle s’enrichit de la diversité. Elle nous fait comprendre que chaque individu influe sur le milieu. Elle vise l’adoption, librement choisie par le plus grand nombre, de comportements quotidiens nécessaires à l’éradication de la pauvreté et à la sauvegarde, au rétablissement ou à l’amélioration de la qualité de notre environnement.

 

L’éducation vers le développement durable débouche sur un état d’esprit résolument constructif. Elle vise à éliminer les réflexes fatalistes, elle se dresse contre le « j’y peux rien », mobilisant toujours la pensée, elle amène très vite au geste : elle fait prendre conscience que chacun a la possibilité d’agir. Elle valorise et véhicule les réussites concrètes obtenues sur le terrain ; elle favorise l’expression de ceux qui agissent, quelle que soit la dimension territoriale, la portée de l’action et le niveau d’intervention.

 

Cette éducation est dirigée vers l’action : elle amène les individus et les groupes à s’impliquer dans la vie sociale et politique de leur territoire et de la Planète. L’éducation vers le développement durable est une école de participation.

 

Elle n’agit pas au bénéfice d’une nouvelle idéologie. Elle questionne, en outre, le mot « développement » qui porte en lui le germe de la non-durabilité quand il se résume à sa dimension économique. L’éducation vers le développement durable est une école qui forge l’esprit critique.

 

Elle véhicule une philosophie sociale qui concerne tous les humains. Elle pose son regard sur les liens, ceux qui unissent au quotidien la personne à tous les éléments de son cadre de vie et ceux qui la rapprochent des autres sur un territoire commun. Elle prend en compte les liens qui nous unissent à ceux qui sont ailleurs sur la Planète et ceux qui verront le jour demain. L’éducation vers le développement durable est une école de solidarité à travers l’espace et à travers le temps.

 

Elle vise à augmenter la faculté d’attention.

Si le fond est important, si la question du « pourquoi » de l’action de l’éducateur à l’environnement doit toujours être posée, celle de la forme et du « comment » doit aussi être considérée.

 

La méthode est un aspect essentiel de l’éducation vers le développement durable. Ainsi, la pratique du terrain pour une confrontation directe à la réalité, le travail de groupe pour créer plus de solidarité, la créativité pour initier de nouvelles voies du « faire ensemble », la transdisciplinarité pour une approche globale, l’exercice du débat pour préparer les acteurs d’une démocratie vivante et bien réelle sont des passages obligés.

 

L’éducation à l’environnement est clairement constitutive d’une démarche de développement durable.

 

Texte rédigé par le Collectif International Planet’ERE à Rambouillet le 19 mai 2002

DÉCLARATION DE RIO
SUR L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT

La Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement,

Réunie à Rio de Janeiro du 3 au 14 juin 1992,

Réaffirmant la Déclaration de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement adoptée à Stockholm le 16 juin 1972, et cherchant à en assurer le prolongement,

Dans le but d'établir un partenariat mondial sur une base nouvelle et équitable en créant des niveaux de coopération nouveaux entre les Etats, les secteurs clefs de la société et les peuples,

Oeuvrant en vue d'accords internationaux qui respectent les intérêts de tous et protègent l'intégrité du système mondial de l'environnement et du développement,

Reconnaissant que la Terre, foyer de l'humanité, constitue un tout marqué par l'interdépendance,

Proclame ce qui suit :

PRINCIPE 1

Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature.

PRINCIPE 2

Conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, les Etats ont le droit souverain d'exploiter leurs propres ressources selon leur politique d'environnement et de développement, et ils ont le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommages à l'environnement dans d'autres Etats ou dans des zones ne relevant d'aucune juridiction nationale.

PRINCIPE 3

Le droit au développement doit être réalisé de façon à satisfaire équitablement les besoins relatifs au développement et à l'environnement des générations présentes et futures.

PRINCIPE 4

Pour parvenir à un développement durable, la protection de l'environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée isolément.

PRINCIPE 5

Tous les Etats et tous les peuples doivent coopérer à la tâche essentielle de l'élimination de la pauvreté, qui constitue une condition indispensable du développement durable, afin de réduire les différences de niveaux de vie et de mieux répondre aux besoins de la majorité des peuples du monde.

PRINCIPE 6

La situation et les besoins particuliers des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés et des pays les plus vulnérables sur le plan de l'environnement, doivent se voir accorder une priorité spéciale. Les actions internationales entreprises en matière d'environnement et de développement devraient également prendre en considération les intérêts et les besoins de tous les pays.

PRINCIPE 7

Les Etats doivent coopérer dans un esprit de partenariat mondial en vue de conserver, de protéger et de rétablir la santé et l'intégrité de l'écosystème terrestre. Etant donné la diversité des rôles joués dans la dégradation de l'environnement mondial, les Etats ont des responsabilités communes mais différenciées. Les pays développés admettent la responsabilité qui leur incombe dans l'effort international en faveur du développement durable, compte tenu des pressions que leurs sociétés exercent sur l'environnement mondial et des techniques et des ressources financières dont ils disposent.

PRINCIPE 8

Afin de parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples, les Etats devraient réduire et éliminer les modes de production et de consommation non viables et promouvoir des politiques démographiques appropriées.

PRINCIPE 9

Les Etats devraient coopérer ou intensifier le renforcement des capacités endogènes en matière de développement durable en améliorant la compréhension scientifique par des échanges de connaissances scientifiques et techniques et en facilitant la mise au point, l'adaptation, la diffusion et le transfert de techniques, y compris de techniques nouvelles et novatrices.

PRINCIPE 10

La meilleure façon de traiter les questions d'environnement est d'assurer la participation de tous les citoyens concernés, au niveau qui convient. Au niveau national, chaque individu doit avoir dûment accès aux informations relatives à l'environnement que détiennent les autorités publiques, y compris aux informations relatives aux substances et activités dangereuses dans leurs collectivités, et avoir la possibilité de participer aux processus de prise de décision. Les Etats doivent faciliter et encourager la sensibilisation et la participation du public en mettant les informations à la disposition de celui-ci. Un accès effectif à des actions judiciaires et administratives, notamment des réparations et des recours, doit être assuré.

PRINCIPE 11

Les Etats doivent promulguer des mesures législatives efficaces en matière d'environnement. Les normes écologiques et les objectifs et priorités pour la gestion de l'environnement devraient être adaptés à la situation en matière d'environnement et de développement à laquelle ils s'appliquent. Les normes appliquées par certains pays peuvent ne pas convenir à d'autres pays, en particulier à des pays en développement, et leur imposer un coût économique et social injustifié.

PRINCIPE 12

Les Etats devraient coopérer pour promouvoir un système économique international ouvert et favorable, propre à engendrer une croissance économique et un développement durable dans tous les pays, qui permettrait de mieux lutter contre les problèmes de dégradation de l'environnement. Les mesures de politique commerciale motivées par des considérations relatives à l'environnement ne devraient pas constituer un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiable, ni une restriction déguisée aux échanges internationaux. Toute action unilatérale visant à résoudre les grands problèmes écologiques au-delà de la juridiction du pays importateur devrait être évitée. Les mesures de lutte contre les problèmes écologiques transfrontières ou mondiaux devraient, autant que possible, être fondées sur un consensus international.

PRINCIPE 13

Les Etats doivent élaborer une législation nationale concernant la responsabilité de la pollution et d'autres dommages à l'environnement et l'indemnisation de leurs victimes. Ils doivent aussi coopérer diligemment et plus résolument pour développer davantage le droit international concernant la responsabilité et l'indemnisation en cas d'effets néfastes de dommages causés à l'environnement dans des zones situées au-delà des limites de leur juridiction par des activités menées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle.

PRINCIPE 14

Les Etats devraient concerter efficacement leurs efforts pour décourager ou prévenir les déplacements et les transferts dans d'autres Etats de toutes activités et substances qui provoquent une grave détérioration de l'environnement ou dont on a constaté qu'elles étaient nocives pour la santé de l'homme.

PRINCIPE 15

Pour protéger l'environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les Etats selon leurs capacités. En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l'environnement.

PRINCIPE 16

Les autorités nationales devraient s'efforcer de promouvoir l'internalisation des coûts de protection de l'environnement et l'utilisation d'instruments économiques, en vertu du principe selon lequel c'est le pollueur qui doit, en principe, assumer le coût de la pollution, dans le souci de l'intérêt public et sans fausser le jeu du commerce international et de l'investissement.

PRINCIPE 17

Une étude d'impact sur l'environnement, en tant qu'instrument national, doit être entreprise dans le cas des activités envisagées qui risquent d'avoir des effets nocifs importants sur l'environnement et dépendent de la décision d'une autorité nationale compétente. PRINCIPE 18 Les Etats doivent notifier immédiatement aux autres Etats toute catastrophe naturelle ou toute autre situation d'urgence qui risque d'avoir des effets néfastes soudains sur l'environnement de ces derniers. La communauté internationale doit faire tout son possible pour aider les Etats sinistrés.

PRINCIPE 19

Les Etats doivent prévenir suffisamment à l'avance les Etats susceptibles d'être affectés et leur communiquer toutes informations pertinentes sur les activités qui peuvent avoir des effets transfrontières sérieusement nocifs sur l'environnement et mener des consultations avec ces Etats rapidement et de bonne foi.

PRINCIPE 20

Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l'environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d'un développement durable.

PRINCIPE 21

Il faut mobiliser la créativité, les idéaux et le courage des jeunes du monde entier afin de forger un partenariat mondial, de manière à assurer un développement durable et à garantir à chacun un avenir meilleur.

PRINCIPE 22

Les populations et communautés autochtones et les autres collectivités locales ont un rôle vital à jouer dans la gestion de l'environnement et le développement du fait de leurs connaissances du milieu et de leurs pratiques traditionnelles. Les Etats devraient reconnaître leur identité, leur culture et leurs intérêts, leur accorder tout l'appui nécessaire et leur permettre de participer efficacement à la réalisation d'un développement durable.

PRINCIPE 23

L'environnement et les ressources naturelles des peuples soumis à oppression, domination et occupation doivent être protégés.

PRINCIPE 24

La guerre exerce une action intrinsèquement destructrice sur le développement durable. Les Etats doivent donc respecter le droit international relatif à la protection de l'environnement en temps de conflit armé et participer à son développement, selon que de besoin.

PRINCIPE 25

La paix, le développement et la protection de l'environnement sont interdépendants et indissociables.

PRINCIPE 26

Les Etats doivent résoudre pacifiquement tous leurs différends en matière d'environnement, en employant des moyens appropriés conformément à la Charte des Nations Unies.

PRINCIPE 27

Les Etats et les peuples doivent coopérer de bonne foi et dans un esprit de solidarité à l'application des principes consacrés dans la présente Déclaration et au développement du droit international dans le domaine du développement durable.

Liens:

 
Convention Africaine sur la Conservation de la Nature et des Ressources Naturelles
http://www.ksurf.net/~pollution2000/alger.htm

La pollution atmosphérique en Algérie
http://www.ksurf.net/~pollution2000/
http://www.ksurf.net/~pollution2000/media.htm
http://www.ksurf.net/~pollution2000/conventions.htm
http://www.ksurf.net/~pollution2000/lien.htm

http://www.inrp.fr/lamap/activites/accueil.html  (Environnement et  milieu de vie: activités pour la classe)

Planète-Nature
(Site Portail de la Fondation Niclolas HULOT pour la Nature et l'Homme)
http://www.fnh.org  
Codes secrets des plantes :
http://users.skynet.be/geormono/introcod.htm
Projet d’éducation à l’environnement
http://users.skynet.be/geormono/introcod.htm
Tri et recyclage:
http://perso.club-internet.fr/carpensa/tri/1/1.htm
Vivre ensemble sur une même planète
http://www.passerelleco.info/article.php3?id_article=183

http://www.consodurable.org/

http://www.enviro2b.com/

http://www.dechetcom.com/

Fiches pratiques : éducation à l’environnement et au développement durable
http://www.educ-envir.org/~ifree/production/9808fiche1.htm

http://www.greenpeace.org/france_fr/

Autres liens pour la protection de l'environnement:

 Un geste pour la protection de la nature:

http://www.fondation-nicolas-hulot.org/gestes/gestes.php

 Une page (quoi, pourquoi, comment la protéger...) sur la biodiversité:

http://www.planete-nature.org/index.php

Des quiz :

  Jeux et quiz nécessitant pour leur exploitation le plugin flash et le shockwave:

http://www.fondation-nicolas-hulot.org/goodies/jeux.php

Et sur notre effet sur la nature:

http://www.fondation-nicolas-hulot.org/goodies/jeux/quizz.php

http://www.globalfootprints.org/issues/kidsquiz/kidsquiz_french.htm 

Page écolo sur Yahoo: http://fr.fc.yahoo.com/e/environnement.html

Ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Environnement et duTourisme (ALGERIE)

http://www.matet.dz/