Le Nouveau Programme de Français de la 1ère Année Secondaire

 

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Éducation Nationale

Commission Nationale des Programmes

 

Français

1ère Année Secondaire

Janvier 2005

 

 

  Préambule

 

1 - Finalités de l’enseignement du français.

 

2 - Profil de sortie à  l’issue de l’enseignement secondaire.

 

3 - Profil d’entrée en 1ère A.S.

 

4 - Profil de sortie à l’issue de la première année secondaire.

 

5 - Le cadre théorique.

·        Linguistique de l’énonciation et approche communicative.

·        Le cognitivisme.

·        L’approche par compétences.

 

6 - Les compétences :

·        En compréhension : écrit et  oral.

·        En production : écrit et oral.

 

 

7 - Les contenus.

·        Tableau synoptique.

·        Tableaux par objet d’étude.

                    (activités, savoir-faire méthodologiques, savoir-être).

 

8 - Les recommandations.

· Apprentissage et enseignement.

-Démarche d’enseignement/ apprentissage.

· Situations d’enseignement/ apprentissage.

· Evaluation.

                   -Diagnostique.

                   -Formative.

                   -Certificative.

· Utilisation des moyens didactiques.

                   -Manuel

                   -Document d’accompagnement du professeur.

                   -Les  documentations audio-visuelles.

 

9 - Glossaire. 

 

 

 

Sommaire

PRÉAMBULE

 

Le nouveau programme de français pour le secondaire s’inscrit dans le cadre  de la refonte du système éducatif. L’amélioration qualitative de ce dernier doit se réaliser par la prise en compte des transformations que connaît notre pays et celles que connaît le monde (mondialisation des échanges commerciaux, développement vertigineux des technologies de l’information et de la communication etc.). Ce constat nous oblige à voir que l’école n’est plus, pour l’apprenant, la seule détentrice des connaissances (l’apprenant peut parfois être « en avance » sur l’enseignant s’il est plus familiarisé avec ces nouveaux vecteurs de transmission des connaissances) et qu’elle ne peut plus fonctionner « en vase clos ». Cet état de fait nous interpelle sur notre conception de l’école et nous oblige à nous interroger sur nos objectifs et sur nos pratiques.

 

Dans ce cadre, les nouveaux programmes auront pour visée principale l’utilisation de l’apprentissage du français comme moyen d’éducation à une citoyenneté responsable et active des apprenants par le développement de l’esprit critique, du jugement, de l’affirmation de soi. Pour réaliser cette intention, leur conception a été guidée par la volonté de permettre aux enseignants de :

 

-  passer d’une logique d’enseignement à une logique d’apprentissage, c'est-à-dire d’aller vers des démarches qui font de l’apprenant un partenaire actif dans le processus de sa formation, démarches qui le mèneront progressivement vers l’autonomie. Il s’agit de mettre en œuvre des dispositifs qui lui permettront « d’apprendre à apprendre » pour que cet apprentissage puisse se continuer naturellement après sa sortie de l’école. Cet apprentissage aura pour but l’installation de compétences disciplinaires et de savoir-faire transversaux. L’acquisition de ces compétences se fera plus aisément si des savoirs disciplinaires, particuliers, peuvent être mis en relation dans son esprit, c'est-à-dire si les enseignants s’ouvrent à l’interdisciplinarité.

 

-   doter les apprenants d’un outil linguistique performant, permettant le plus de « transactions » possibles  par la prise en compte de toutes les composantes de la compétence de communication car l’acquisition d’une langue étrangère ne peut pas se réaliser efficacement si on distingue l’aspect « utilitaire » de l’aspect « culturel ». Une langue maîtrisée est un atout pour la réussite professionnelle dans le monde du travail (qui demande de plus en plus la connaissance des langues étrangères) et le moyen le plus objectif de connaissance de l’Autre à travers une réflexion entretenue sur l’Identité/ Altérité.

 

-  favoriser l’intégration des savoirs, savoir-faire, savoir-être par la mise en œuvre de l’approche par compétences. Cette dernière permet de ne pas couper les apprenants de leur environnement culturel et social par le transfert, à l’extérieur, des habiletés acquises à l’école.

-   développer chez les apprenants des attitudes sociales positives comme l’esprit de recherche et de coopération ; de stimuler la curiosité, l’envie d’apprendre par la réalisation collective de projets. Le projet, qui obéit à des intentions pédagogiques, constitue le principe organisateur des activités et la manifestation des rapports dialectiques entre l’enseignement et l’apprentissage.

 

La 1ère AS étant une année charnière dans le cursus scolaire de l’apprenant, il est important de donner une nouvelle dynamique à l’apprentissage de la langue tout en assurant une transition en souplesse entre les différents cycles.

 

1 - Finalités de l’enseignement du français.

La finalité de l’enseignement du français ne peut se dissocier des finalités d’ensemble du système éducatif.    

L’enseignement du français doit contribuer avec les autres disciplines à :

 

· la formation intellectuelle des apprenants pour leur permettre de devenir des citoyens responsables, dotés d’une réelle capacité de raisonnement et de sens critique.

·  leur insertion dans la vie sociale et professionnelle.

 

Sur un plan plus spécifique, l’enseignement du français doit permettre :

 

·   l’acquisition d’un outil de communication permettant aux apprenants d’accéder aux savoirs.

·   la sensibilisation aux technologies modernes de la communication.

· la familiarisation avec d’autres cultures francophones pour comprendre les dimensions universelles que chaque culture porte en elle.

· l’ouverture sur le monde pour prendre du recul par rapport à son propre environnement, pour réduire les cloisonnements et installer des attitudes de tolérance et de paix.

 

2  - Profil de sortie à l’issue de l’enseignement secondaire.

 

Les apprenants, au terme du cursus, auront :

 

· acquis une maîtrise suffisante de la langue pour leur permettre de lire et de comprendre des messages sociaux ou littéraires ;

·  utilisé la langue dans des situations d’interlocution pour différents buts en prenant en compte les contraintes de la vie sociale ;

· exploité efficacement de la documentation pour la restituer sous forme de résumés, de synthèses de documents, de compte rendus, de rapports ;

·  adopté une attitude critique face à l’abondance de l’information offerte par les média ;

· produit des discours écrits et oraux qui porteront la marque de leur individualité (que ces discours servent à raconter, à exposer, à rapporter des dires ou à exprimer une prise de position) ;

·  appréhendé les codes linguistique et iconique pour en apprécier la dimension esthétique.

  

Objectif Terminal d’Intégration (pour le cycle)

Produire un discours écrit/oral relatif à une situation problème de la vie sociale en respectant les contraintes de la situation de communication ainsi que l’enjeu et en s’impliquant nettement (discours marqués par la subjectivité).

 

Objectif Intermédiaire d’Intégration (2emeAs)

Produire un texte écrit/oral sur un des thèmes choisis pour l’année en respectant la situation de communication et l’enjeu communicatif et en choisissant le modèle le plus adéquat parmi les modèles étudiés.

 

3  - Profil d’entrée en  1ere A.S.

 

 A l’oral, l’élève est capable de :

 

·        distinguer  le texte argumentatif du texte narratif, descriptif ou explicatif.

·        reformuler un court énoncé narratif, descriptif ou explicatif ;

·        produire un court énoncé narratif, descriptif, explicatif ou argumentatif ;

·        étayer une argumentation à l’aide d’arguments, d’exemples et d’explications.

 

A l’écrit :

 

 En lecture, l’élève est capable de :

 

·        distinguer le texte argumentatif des autres types de textes,

·        retrouver à l’intérieur d’un texte argumentatif les énoncés narratifs, descriptifs, explicatifs,

·        interpréter une image pour en dégager la visée argumentative.

 

En production, l’élève est capable de :

 

·  rédiger une lettre pour convaincre,

·  étayer un texte argumentatif à l’aide d’arguments, d’exemples et d’explications,

·  insérer un passage argumentatif sous forme de dialogue dans un récit,

·  traduire une image en énoncé argumentatif.

 

4  - Profil de sortie à l’issue de la première année secondaire.

 

Objectif Intermédiaire d’Intégration (1ère A.S)

Produire un texte écrit/oral sur un des thèmes choisis pour l’année en respectant la situation de communication et l’enjeu communicatif et en mettant en œuvre un modèle étudié.

 

Compétences à installer en première année secondaire

 

Ces compétences seront installées  grâce à la mobilisation des différentes ressources : capacités (ensemble de savoirs et de savoir-faire, fruits d’une activité intellectuelle stabilisée), objectifs et contenus (présents  dans les différents objets d’étude).

 

·  Interpréter des discours écrits / oraux en vue  de les restituer sous forme de résumés à un (des) destinataire(s) précis ou d’exprimer une réaction face à ces discours.

 

·   Produire un texte en relation avec les objets d’étude et les thèmes choisis, en tenant compte des contraintes liées à la situation de communication  et à l’enjeu visé.

 

· Produire des textes oraux en situation de monologue ou d’interlocution pour donner des informations, exprimer un point de vue ou bien raconter des événements  fictifs ou en relation avec le vécu.

 

5   - Le cadre théorique.

 

A - Linguistique de l’énonciation et approche communicative.

 

Les deux premiers cycles de l’enseignement ont permis d’installer la notion de texte. Les apprenants ont été confrontés, dans le cycle moyen, au texte considéré comme une superstructure  dans laquelle l’exploitation des marques intertextuelles explicitées leur permettaient d’intégrer ce texte dans la classification opérée  par une typologie  et d’inférer alors une visée textuelle.

 

Le présent programme accorde une place plus importante à la linguistique de l’énonciation qui pose comme préalable qu’il faut distinguer ce qui est dit (contenu du texte et son intention informative) de la présence de l’énonciateur dans son propre discours. Ainsi, tout discours porte la marque de son énonciateur. En interrogeant ces traces d’énonciation, en se posant des questions sur :

·  le contexte d’énonciation (lieu, temps de l’allocution),

·  les modalités d’inscription du locuteur et de l’allocutaire dans l’objet – texte,

·  l’opacité ou la transparence d’un texte,

·  le degré d’objectivation du discours,

·  la focalisation (sur l’objet, le locuteur, l’allocutaire),

l’information contenue dans un texte sera appréhendée à un autre niveau de réflexion qui fera prendre conscience au fur et à mesure à l’apprenant qu’un locuteur est déterminé psychologiquement, idéologiquement, culturellement comme il l’est lui-même ; que le référent dont parle le locuteur n’est pas le réel  mais un réel filtré par lui ; que le locuteur adresse toujours son message à un (ou des) allocutaire(s) ciblé(s).

 

Cette prise de conscience en amènera une autre : une compétence de communication n’est pas seulement la conjugaison de deux composantes (compétence linguistique et compétence textuelle). Pour être acquise, la compétence de communication doit intégrer d’autres compétences dont :

·        la compétence sémiotico-sémantique (les systèmes associés au linguistique comme la gestuelle, la ponctuation, la graphie…)

·        la compétence situationnelle et sociale (connaissance du référent, dont on parle, connaissance de l’univers…)

·        la compétence pragmatique (savoir-faire concernant la mise en œuvre d’objets de communication conformes aux conditions matérielles, sociales, psychologiques…).

 

B - Le cognitivisme

 

Les concepts qui éclairent la nature des connaissances à transmettre  et les méthodes à utiliser sont à la base de ce programme :

 

  • Le conflit cognitif, né de l’interaction entre le sujet  et le milieu constitue le mécanisme responsable des modifications des structures cognitives.

  • L’élaboration des structures de connaissance est progressive, selon des paliers et des stades.

  • Le déséquilibre cognitif chez le sujet se fait non seulement entre le sujet et le milieu, mais également par la prise de conscience d’un désaccord interindividuel.

  • Les difficultés d’un apprentissage se situent d’une part au niveau de la structuration du savoir et d’autre part au niveau de la démarche intellectuelle qui permet d’atteindre ce savoir.

 

 Les théories cognitivistes considèrent la langue non comme un savoir « inerte » mais comme une construction intellectuelle dans laquelle l’apprenant doit s’impliquer, en mobilisant toutes ses ressources.

 

 

C - L’approche par les compétences.

 

Le programme ne peut  plus être alors basé  sur la logique d’exposition de la langue mais structuré sur la base de compétences à installer.

 La compétence est la mise en œuvre d’un ensemble de savoirs, de savoir-faire et d’attitudes permettant d’identifier et d’accomplir  un certain ombre de tâches  appartenant à une famille de situations, que ces dernières soient disciplinaires ou transversales. Une famille de situations requiert   les mêmes capacités ou les mêmes attitudes, les mêmes démarches pour résoudre les problèmes.

A ce titre le projet qui obéit à une intention pédagogique et qui permet l’intégration des différents domaines (cognitif, socio-affectif) à travers des activités pertinentes est le moyen d’apprentissage adéquat.

 

 

6 - Les compétences

Compétence de lecture

 

Comprendre et interpréter des discours écrits/oraux pour les restituer sous forme de résumés à un (des) destinataire(s) précis ou pour exprimer une réaction face à ces discours.

 

Comprendre c’est se poser en tant que lecteur, établir des interactions entre un discours et ses propres connaissances, que ces connaissances concernent le contenu, les structures typiques, le lexique, la syntaxe, la pragmatique. C’est ensuite,  à partir de  connaissances générales, élaborer des hypothèses, confirmer ou réfuter celles-ci sur la base  des informations rencontrées dans le texte. C’est faire un aller-retour  constant entre les différents niveaux de traitement de l’information (du mot, à la phrase, à l’énoncé, au texte, au contexte et vice -versa) La démarche proposée (résumée dans le tableau suivant) emprunte à l’approche onomasiologique* et sémasiologique.*

 

 

capacités

Objectifs d’apprentissage

Savoir se positionner en tant que lecteur/auditeur

· Définir son objectif de lecture (lire pour résumer, pour le plaisir, pour accroître ses connaissances…)

· Adapter sa modalité de lecture à son objectif. (lecture littérale, inférentielle, sélective…)

· Adapter sa modalité d’écoute à l’objectif.

Anticiper le sens d’un texte.

 

· Exploiter les informations données par le professeur, avant écoute d’un texte ou

exploiter les informations relatives au paratexte et à l’aire scripturale dans son ensemble en lecture, pour émettre des hypothèses sur le contenu du texte ou du message oral, sur la fonction du texte (narrative, argumentative…)

Retrouver les différents niveaux d’organisation d’un texte.

· Distinguer les éléments constitutifs de la situation de communication.

· Repérer la structure dominante du texte oral/écrit.

· Repérer les énoncés investis dans la structure dominante.

· Repérer la progression thématique.

· Retrouver les facteurs assurant la cohésion du texte.

· Séquentialiser le texte écrit/oral pour retrouver les grandes unités de sens.

· Regrouper des éléments d’information pour construire des champs lexicaux.

Élaborer des significations

· Identifier les informations contenues explicitement dans le texte.

· Distinguer les informations essentielles des informations accessoires.

· Expliquer les ressemblances ou les différences à plusieurs niveaux (emploi des temps, focalisation, diversité des énoncés : description, énoncés au style direct et indirect…).

· Expliquer l’influence des constructions syntaxiques sur le texte.

· Repérer les marques de l’énonciation.

· Interpréter un schéma, un tableau ou des données statistiques.

· Expliquer le rapport entre le linguistique et l’iconique.

· Distinguer le fictif du vraisemblable, du vrai.

· Mettre en évidence l’implicite par la connaissance du contexte.

· Établir des relations entre les informations pour faire des déductions, des prédictions.

Réagir face à un discours.

 

· Se construire une image du scripteur ou du locuteur.

· Prendre position par rapport au contenu.

· Découvrir l’enjeu discursif.

· Justifier la transparence ou l’opacité du texte.

· Évaluer le degré d’objectivité (ou de subjectivité) et le justifier.

· Juger du type de rapport que le scripteur/locuteur entretient avec le lecteur/auditeur.

 

 

 

NB. Les capacités se développant avec le temps et se prêtant à un ensemble non déterminé de contenus, les objectifs d’apprentissage recouvrent tout le cursus et englobent les différents objets d’étude, le professeur sélectionnera donc les objectifs en fonction :

·        de l’objectif assigné à la lecture ou à l’écoute,

·        de l’objet d’étude,

·        du niveau des apprenants (ex : les derniers objectifs de la liste pour la 1ereA.S. ne constituent pas un objet de maîtrise et ne feront pas l’objet d’une évaluation certificative, il n’en demeure pas moins que les apprenants doivent être sensibilisés tôt à ces aspects),

·        du support qu’il a choisi.

 

 

L’évaluation de la compréhension se fera (selon l’objectif assigné à la lecture ou à l’écoute) par :

·       des réponses à un questionnaire donné à la fin.

·       des réponses à un questionnaire donné avant (mesure de la capacité de recherche et de sélection de l’information).

·       l’élaboration d’un plan simple ou détaillé.

·       le résumé d’un texte écrit.

·       la complétion d’une grille de compréhension.

 

 

Évaluation de la compréhension de l’écrit par la production d’un résumé.

 

Critères

indicateurs

Objets d’étude

Volume de la production

Selon la densité de l’information (1/3 ou 1/4 du texte initial).

 

·  Récit : Réduction de l’information au schéma narratif.

·  Argumentation : Informations limitées à la thèse et aux arguments.

·  Vulgarisation et interview : Noyau informatif à retrouver par suppression des reformulations, exemples et définitions…

Pertinence

·  Respect du choix énonciatif.

·  Respect des mots clés du texte.

·  Sélection des informations essentielles.

 

Organisation

·  Respect de l’organisation du texte.

·  Respect du nombre de paragraphes du texte.

 

Reformulation

·  Au niveau syntaxique :

     - juxtaposition plutôt que subordination.

     - Nominalisation.

     - Emploi des deux points (:)  pour expliquer.

·  Au niveau lexical :

     - Mots expressions permettant de synthétiser.

· Éviter la reprise de phrases du texte.

 

 

Compétence de production à l’écrit :

 

Produire un texte en relation avec les objets d’étude, en tenant compte des contraintes liées à la situation de communication et du but visé et en mettant en œuvre un modèle.

 

Écrire c’est se poser en tant que producteur d’un message à l’intention d’un  ou de lecteurs particuliers, que ce message soit nouveau ou qu’il reproduise les discours d’autrui. C’est donc mobiliser ses savoirs et savoir-faire selon les contraintes sociales et culturelles de la communication. C’est faire des choix stratégiques élaborés à des niveaux successifs.

 
 

capacités

objectifs

Planifier sa production au plan pragmatique et au plan du contenu.

 

·  Définir la finalité de l’écrit (ou respecter la consigne donnée)

·  Choisir une pratique discursive (ou respecter la consigne)

·  Activer des connaissances relatives à la situation  de communication.

·  Activer des connaissances relatives au domaine de référence dont on doit parler.

·  Sélectionner les informations nécessaires à partir d’une documentation.

·  Se faire une idée du lecteur de l’écrit pour sélectionner les informations les plus pertinentes.

·  Faire un choix énonciatif.

·  Choisir une progression thématique.

·  Choisir le niveau de langue approprié.

Organiser sa production.

·  Mettre en œuvre le modèle d’organisation suggéré par une consigne ou le modèle d’organisation le plus adéquat à la situation de communication.

·  Faire progresser les informations en évitant les répétitions, les contradictions.

·  Assurer la cohésion du texte par un emploi pertinent des temps et par l’établissement de liens entre les informations.

·  Insérer harmonieusement les énoncés narratifs, descriptifs, les énoncés au style direct et indirect.

·  Assurer la présentation (mise en page) selon le type d’écrit à produire.

Utiliser la langue d’une façon appropriée.

·  Produire des phrases correctes au plan syntaxique.

·  Utiliser le lexique adéquat à la thématique, à la finalité de l’écrit.

·  Utiliser de manière adéquate les signes de ponctuation pour faciliter la lecture de l’écrit.  

Réviser son écrit.

·  Utiliser une grille d’auto évaluation pour détecter ses erreurs à différents niveaux.

·  Définir la nature de l’erreur :

-          Mauvaise prise en compte du lecteur.

-          Mauvais traitement de l’information (contenu)

-          Cohésion non assurée.

-          Fautes de syntaxe, d’orthographe…

-          Non respect des contraintes pragmatiques.

 

·  Mettre en œuvre  une stratégie de correction :

-          Mettre en jeu diverses opérations (suppression, addition, substitution, déplacement).

 

 

NB : Pour l’évaluation de l’écrit il faudra se référer au document d’accompagnement qui donnera des exemples de formulation de situations cibles (situations d’intégration des acquis) ainsi que les grilles d’évaluation.

 

Compétence de production à l’oral :

Produire des messages oraux en situation de monologue  ou d’interlocution pour donner des informations, exprimer son point de vue ou raconter un événement.

 

Les processus de réception et de production d’un texte oral mobilisant la même démarche que pour un texte écrit, il s’agit ici de distinguer surtout les différences relatives au changement du canal.

 

En situation de monologue (exposé)

 

  • Annoncer le thème de son exposé et son intention.

  • Adapter le volume de la voix aux conditions matérielles de la situation de communication.

  • Adapter son propos à son auditoire.

  • Utiliser la syntaxe de l’oral.

  • Utiliser une gestuelle en rapport avec ses propos.

  • Soigner sa prononciation pour éviter des contresens à l’auditoire.

  • Respecter le schéma intonatif de la phrase.

  • Éviter autant que possible de lire ses notes.

 

En situation d’interlocution

 

  • Établir le contact avec l’interlocuteur.

  • Tenir compte du statut de l’interlocuteur.

  • Arrimer son propos au propos de l’interlocuteur.

  • Maintenir une interaction en posant des questions pour :

      -  négocier le sens d’un mot,

      -  demander un complément d’information,

      -  demander une explication,

      -  montrer son intérêt (« et alors ? » ; « et après ? »…).

  • Manifester ses réactions par le non verbal, par l’intonation, par des interjections.

  • Prendre en compte les réactions  non verbales de son interlocuteur pour ajuster son propos.

  • Respecter le temps de parole.

  • Reformuler les propos de l’autre pour vérifier sa compréhension.

  • Reformuler son propre propos quand c’est nécessaire.

 

VII- Les contenus :

 

Les contenus ont été sélectionnés et leur progression sur l’année (et sur le cycle) établie sur la base :

 

  • De la prise en compte des types d’ancrage énonciatif.

        -      Énonciation de discours orale, énonciation « actuelle », manifesté par Je/Ici/Maintenant.

        -      Énonciation de discours écrite, le discours est ancré dans une situation qui doit être explicitée par le contexte mais dont le référent est le Je /Ici/Maintenant  Ex : Le fait divers.

        -      Énonciation du récit, énonciation « non actuelle », Il/ Passé simple/Imparfait)

        -      Énonciation du discours théorique, scientifique qui présente le savoir comme absolu (Présent atemporel).

  • Du respect d’une approche de type spiralaire : il s’agit d’arriver progressivement à l’acquisition des formes discursives en transférant des savoirs et savoir-faire acquis sur les discours les plus simples aux discours les plus complexes.

  • Du croisement entre formes discursives et intentions communicatives.

  • Du passage d’objets d’étude dans lesquels les traces de l’énonciation sont perceptibles à des discours dans lesquels il s’agit de découvrir l’instance discursive.

  • De la prise en compte des manifestations tant orales qu’écrites de la langue dans les différents supports que l’apprenant peut rencontrer dans son environnement extra scolaire (articles de presse, affiches, B.D. …)

  • Des capacités  cumulées des objets d’étude à offrir un échantillon des faits de langue (qui sera complété en 2eme As et 3eme As) pour accroître la connaissance du code.

 

Les contenus sont d’abord présentés dans un tableau synoptique puis traités de façon détaillée dans des tableaux relevant de chaque objet d’étude.