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La phase
d’évaluation occupe une place prépondérante dans le processus
d’enseignement/apprentissage d’une compétence de communication écrite tant
pour l’enseignant que pour l’apprenant, puisqu’elle permet d’ajuster
continuellement l’organisation des apprentissages aux objectifs visés.
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Cependant,
il a été malheureusement constaté que dans le dispositif pédagogique de
certains professeurs, ces moments d’évaluations de l’écrit s’ils ne
sont pas totalement négligés, ils sont souvent réalisés d’une manière
aléatoire.
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En effet,
faute d’outils didactiques, le dysfonctionnement observé, les distorsions
aux instructions quant à la démarche préconisée pour les activités
d’écriture deviennent inévitables…
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Toutefois,
pour pallier cette insuffisance à prendre en charge les activités
d’écriture, il s’avère nécessaire d’outiller les collègues en moyens pouvant faciliter la mise en
œuvre de stratégies pédagogiques des séances d’écriture. Et par
conséquent, atteindre les objectifs d’écriture escomptés.
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Ces outils
auront pour buts de:
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Expliciter son
enseignement : donner du sens aux activités proposées aux élèves ;
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Faciliter l’apprentissage
de l’écrit ;
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Permettre aux apprenants de
se situer dans un apprentissage guidé de l’écrit.
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L’évaluation d’un écrit rédigé par l’apprenant ne pourrait être efficiente
que si l’élève lui-même est impliqué dans un processus de gestion de ses
erreurs. Pour ce faire, l’élève a besoin d’être « conscientisé » par
rapport à ceci, non seulement par sa sensibilisation mais aussi par des
outils mis à sa disposition pour le guider et lui permettre de
dédramatiser l’erreur.
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Ainsi, il
est souhaitable que les élèves s’appuient sur des outils de référence.
Toute évaluation devrait se faire à partir d’une grille de correction
établie par les apprenants suite aux observations effectuées pendant les
diverses phases de l’enseignement/apprentissage.
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En amont ce
sont d’abord des grilles d’indicateurs de réussite qui permettront de
clarifier ce que l’on est en droit d’attendre ou de pas attendre de la
tâche à réaliser.
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Ces
grilles, en début d’apprentissage, (dès le début d’un nouveau projet ou
d’une nouvelle unité didactique) serviront comme des instruments de
sensibilisation aux divers paramètres discursifs concernant la tâche
d’écriture finale (situation d’énonciation, cohérence du texte, problèmes
syntaxiques à traiter, choix lexical, etc.)
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A la fin de
la production, ces grilles de correction auront plutôt un but de
vérification, en référence à l’application des paramètres discursifs. On
évite ainsi que les jugements ne se limitent systématiquement à des
phénomènes de surface : à l’orthographe, à la grammaire ou à la longueur
des phrases, etc.
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Ainsi,
l’évaluation portera plutôt sur les paramètres discursifs et textuels dont
tiendrait compte l’apprenant lors de la réécriture finale de ses moutures
textuelles.
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La démarche associera Lecture-Ecriture.
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En
compréhension de l’écrit : ces grilles (d’indicateurs de réussite) font
repérer dans des textes observés des constantes à réinvestir lors de la
production écrite.
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En
expression écrite : elles deviennent des grilles d’évaluation, d’auto-évaluation
et de correction à la lumière desquelles l’apprenant appréciera sa
production et éventuellement réécrira (reproduira) le modèle
discursif auquel il a été exposé tout le long du projet (U.D).
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Donc, déjà
en compréhension de l’écrit, il y a lieu de lister les critères pertinents
entrant dans la reproduction du modèle discursif.(objectif/compétence
finale attendue)
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L’élaboration de cet inventaire préalablement à l’expression écrite
constitue un solide guidage de l’écriture puisqu’il allège
la complexité des opérations de mise en texte. (cela évitera à l’élève une
surcharge cognitive)
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Ce sont ces
critères (indicateurs de réussite) qui seront à la base de la confection
avec les apprenants des grilles d’évaluation formative.
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Ces
grilles peuvent se concevoir comme
autant de propositions répondant à la question : « Quels sont les
ingrédients que je ne dois pas omettre pour répondre à la consigne
d’écriture ? »
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Elles sont
dites interactives lorsqu’elles prévoient de confronter la relecture de
l’apprenant, qui coche le critère quand il estime l’avoir respecté, avec
l’enseignant, qui lors de la correction valide ou non ce positionnement.
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Ainsi, la mise en place des critères d’évaluation
intervient, non en fin de parcours, mais en amont de la situation
d’apprentissage. La transparence des objectifs à
atteindre, l’explication des critères pour parvenir à réaliser la tâche
attendue constitueront des outils facilitateurs à l’apprentissage.
Ils aideront les élèves à se constituer une représentation claire de ce
que l’on attend d’eux…