LES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION:
APPRENDRE AVEC LE MULTIMEDIA.
 

Afin d'aider les enseignants dans leur travail, nous proposons ici des pistes de travail, tant pour une pratique en dehors de la classe que pour une mise en oeuvre dans la classe. Nous accentuerons notre propos sur l'aspect tantôt pédagogique, tantôt organisationnel, tant ce dernier aspect semble important au travers des questions que posent les enseignants à qui l'on propose de mettre en oeuvre les TC dans leurs classes.

Comment un enseignant peut-il utiliser les TIC pour son travail personnel

-Recherche d'information, mise à jour

Élargir sa base documentaire

• L'enseignant de géographie en classe de troisième effectue la mise à jour et l'acquisition des documents illustrant le cours à partir d'un CD ROM encyclopédique ou de serveurs Internet. À partir d'une consultation de différentes sources, récupération dans un traitement de texte et mise en forme des documents collectés.

• Professeur de français, le choix fait avec les élèves d'un nouvel auteur l'amène à rechercher des informations et des textes complémentaires. Après avoir accédé à un moteur de recherche (site sur lequel on peut rechercher des informations sur les autres sites) sur Internet, les documents obtenus ont permis de comprendre comment l'auteur était perçu dans son pays d'origine. Des éléments complémentaires ont été obtenus lors d'un échange de courrier électronique avec un professeur du pays d'origine qui a fourni des renseignements non encore connus en France. En retour, le professeur de français fournit à l'enseignant correspondant des rensei­gnements à propos de Baudelaire sur lequel cet enseignant souhaite travailler ultérieurement avec ses élèves.

À partir de sa formation initiale, l'enseignant dispose d'un champ professionnel qui ne cesse de se modifier. Afin de pouvoir en tenir compte, il doit puiser dans de nombreuses sources le moyen de mettre à jour ses informations. Avec les CD ROM, parfois en lien avec Internet, en plus de ses documents habituels, l'enseignant va pouvoir en permanence réactualiser ses informations et éventuellement les confronter avec celles de ses collègues. L'utilisation d'Internet pourra permettre un travail en collaboration avec des collègues ayant les mêmes préoccupations professionnelles.

Les compétences à mettre en place afin de parvenir à développer ces pratiques sont, au-delà des compétences informatiques de base, des compétences pour la recherche documentaire, en particulier utilisation des thésaurus, utilisation d'équations de recherche, techniques d'approfondissement des recherches documentaires. La mise en réseau et la capacité d'effectuer un travail collaboratif sont à la base de nouvelles pratiques qui intègrent les outils télématiques.

Mise en forme des informations en préparation de séquence

Préparer sa séquence d'enseignement

• Afin de proposer un sujet de devoir cohérent à ses élèves en histoire­géographie, le professeur, après avoir recherché et extrait un document de l'encyclopédie Encarta, a choisi de numériser une carte postale du début du siècle. À partir de ces documents il rédige le sujet de son devoir à l'aide du traitement de texte et y intègre les éléments collectés.

• Le professeur de sciences souhaitant illustrer son cours de schémas parlants qu'il veut faire commenter par ses élèves, imprime, à partir d'une encyclopédie sur le corps humain, des planches d'illustration sur transpa­rents couleurs. En classe, après avoir superposé un deuxième transparent à celui imprimé, il demande à l'élève de venir devant ses camarades, d'en­tourer les zones importantes sur le schéma et d'y ajouter les commentaires nécessaires. À l'issue du travail, il photocopie l'ensemble du document corrigé (par lui-même sur ordinateur) pour ses élèves.

• L'enseignant en économie qui prépare un dossier sur l'économie libérale réalise celui-ci en intégrant les divers contenus à sa disposition à partir de divers CD ROM (l'histoire du monde de 1945 à nos jours, le monde diplomatique 1989-1996, etc.) et d'accès à des services Internet, tels ceux des divers mouvements politiques et des syndicats d'employeurs.

Au-delà de l'information personnelle, le formateur, pour répondre aux besoins des élèves va essayer de rendre sa séquence la plus attrayante possible. L'habitude des publics de la formation augmente l'exigence d'attrait. Si un polycopié manuscrit, reproduit sur un duplicateur à alcool, rend un service réel, l'utilisateur d'un tel support accepte de moins en moins des documents à l'aspect « négligé » par rapport à la communication à laquelle il est habitué.

L'utilisation d'un traitement de texte, d'un logiciel de publication assisté par ordinateur ou encore la conception de transparents couleurs intégrant des photos deviennent des compétences de plus en plus courantes.

À partir d'une collecte de documents multi-supports, l'utilisation des techniques pour les rassembler en un support unique va supposer l'utilisation du scanner, la capture de documents numériques divers, la mani­pulation des outils de retraitement de documents (logiciels graphiques ou de mise en page, par exemple). Il sera important de ne pas négliger l'aspect réglementaire lorsqu'il y aura utilisation de document soumis au copyright.

- Présentation assistée par ordinateur (ou PRÉAO)      

Utiliser la PRÉAO en classe

Afin de préparer la visite à la ferme avec ses élèves, l'instituteur a  rassemblé un ensemble de photos, de sons et de vidéos qu'il a choisi de présenter avec son ordinateur. À l'aide de l'outil de PRÉAO, il fabrique des pages qui vont lui permettre de montrer à ses élèves les éléments auxquels ils feront attention lors de leur visite. il proposera alors aux enfants de réaliser un reportage qui viendra enrichir cette présentation des observa­tions effectuées sur le terrain. Ce dernier travail fera l'objet d'une présen­tation aux parents des élèves lors de la réunion de demi-année.

• Le professeur d'arts plastiques travaillant sur les sculptures de César a choisi de montrer le travail de réflexion qui conduit un sculpteur à aller jusqu'à des compressions. Il choisit de représenter une succession de photos sur lesquelles il superposera des indications graphiques qu'il aura faites avec un logiciel de traitement d'image. Au cours de la présentation, il alternera la présentation magistrale et le travail interactif avec le groupe d'élèves, à l'aide du logiciel graphique de traitement d'images.

L'illustration de propos, en particulier magistraux, est de plus en plus courante. Pour ce faire, le rétro-projecteur se trouve progressivement supplanté par la projection d'écrans d'ordinateur préparés à l'aide d'un logiciel de présentation assistée par ordinateur. La conception de ces écrans demande peu de technicité dans un usage courant et permet une continuité, support papier, support transparent, PRÉAO et traitement de texte. Cette suite de supports possibles à partir d'un seul outil peut servir de base pour développer un nouveau style de présen­tation des informations. Les compétences développées pour la conception de pages écran sont identiques à celles permettant de concevoir d'autres supports, avec la dimension des outils son et vidéo qui peuvent être inté­grés dans ce type d'outil.

Les compétences spécifiques à développer pour mettre en ouvre la PRÉAO sont particulièrement liées à la mise en place du dispositif technique (problèmes de connexion, etc.) et à la technique de conception et de réalisation des exposés multimédia. Cette dernière compétence suppose de maîtriser l'interaction entre les supports multiples mis en oeuvre. Ainsi la présentation de façon dynamique d'une vidéo en cours d'exposé suppose une bonne maîtrise de son point d'insertion dans l'exposé et de son articulation avec l'ensemble. De la même façon, les types de texte et leur habillage sont à analyser précisément en vue d'enrichir la communication. La surcharge, les couleurs, la multiplication pléthorique, etc., sont autant d'écueils qui peuvent générer une surcharge cognitive des récepteurs.

-Travail en groupe d'enseignants
Vers le travail coopératif, collaboratif

Collaborer et coopérer entre enseignants

• Suite à la réunion pédagogique organisée par l'inspecteur pédagogique régional, ces enseignants de français qui se retrouvaient rarement ont décidé de s'échanger leurs adresses électroniques et ont en projet des échanges de cours. Afin de concrétiser rapidement cet échange, ils ont constaté qu'ils avaient chacun déjà en « stock » un travail sur le roman. Ils ont choisi de l'échanger en messagerie. Profitant de cette occasion, ils ont mis en commun leur progression d'année et ont décidé de les confronter, à distance.

• Suite à la rencontre des directeurs d'école et devant la difficulté de mener les concertations, les directeurs ont décidé de les préparer ensemble en utilisant la messagerie électronique et le téléphone. Dans un premier temps, ils ont fabriqué une grille de travail commune, puis ils ont chacun proposé leur préparation pour leur établissement. Après la concertation, au cours de laquelle les enseignants ont réalisé un travail écrit, ils ont échangé ces productions en vue de préparer la prochaine réunion organisée par la responsable du secteur.

• Les enseignants de géographie des classes de seconde du département ont décidé de créer un fonds documentaire cartographique commun sur Internet. L'un deux, disposant d'un espace pour créer un site, a accepté de fédérer le travail et d'accumuler à chaque apport les documents trouvés et éventuellement de faire des liens avec d'autres enseignants, d'autres régions.

La possibilité d'introduire des technologies dans les pratiques de travail des enseignants ouvre la voie du travail coopératif. Retrouvant l'idée des « phalanstères » et autres « familistères » comme celui de la commune de Guise, le modèle coopératif reprend aujourd'hui de l'importance avec la possibilité de travailler en réseau. Devant la charge de travail et de temps qu'imposent de nouveaux outils et de nouvelles pratiques, il est urgent de réorganiser une division du travail intellectuel. Si cette organisation se fonde sur la taylorisation, outre que ce modèle a montré ses limites, il ne correspond en rien aux pratiques du travail intellectuel, plutôt « artisanal ». Les concepts de « collecticiel » (groupware), de gestion de flux de données (workflow) peuvent aider l'enseignant à mieux organiser son travail. En se basant sur la production collective de documents, sur la confrontation intellectuelle et sur des techniques de travail comme celle du « texte-cible» (ou encore « texte martyre » ou « texte mis en débat »), il est possible de mettre en place de nouvelles pratiques.

-L'autoformation, la vie en réseau, l'entraide entre enseignants

De nombreux enseignants se plaignent de leur isolement. Toutefois, une analyse de la culture de ce milieu professionnel montre que le travail soli­taire représente la plus grande partie du temps d'activité. Seul devant la classe, seul dans la correction des copies et seul dans la préparation de son enseignement, l'enseignant est confronté à cette situation paradoxale d'avoir à communiquer avec de nombreux jeunes et d'être extrêmement isolé dans l'ensemble de son acte professionnel. Cependant, l'analyse du comportement des groupes d'enseignants en stage de formation continue montre combien ils apprécient de pouvoir échanger entre eux. Toutefois, il semble que l'organisation matérielle de l'école soit un frein au dévelop­pement de pratiques coopératives et collaboratives.

L'observation que l'on peut faire sur les usages d'Internet par les ensei­gnants montre des pratiques nouvelles en train d'émerger qui permettent à l'enseignant de se mettre en réseau avec d'autres collègues. Les sites spécialisés par matière et réalisés à l'initiative personnelle de certains ensei­gnants se multiplient, il existe désormais des listes de diffusion concernant à peu près toutes les matières et tous les niveaux d'enseignement.

-Conception d'outils pédagogiques

Un certain nombre d'enseignants, s'inspirant de leurs pratiques personnelles de préparation de cours, ont pensé concevoir leurs outils pédago­giques. Les auteurs d'ouvrages pédagogiques sont nombreux, ceux de programmes informatiques pédagogiques ou encore de cours sur Internet le sont moins. Cependant, les démarches sont les mêmes, mais elles se différencient par la lourdeur technique, voire intellectuelle, liée à chacun des supports. Les pratiques enseignantes qui sont faites d'assemblages, de collages, sont dans une certaine mesure en opposition à un développement de ces outils et en même temps à la base même de la production de ces types d'outil. En effet, l'enseignant rassemble des informations de sources diverses et n'accepte que très difficilement de mettre en oeuvre totalement une démarche qui n'est pas la sienne. Ce rassemblement constitue, en quelque sorte, un début de conception dont l'aboutissement n'a lieu que dans la séquence, souvent unique, pour laquelle ce travail est effectué. Dès lors que l'on demande à l'enseignant de faire état publiquement de ses documents et de la démarche accomplie, il en dévalorise, presque systéma­tiquement, la pertinence, l'ampleur et la qualité, puis les jette à la poubelle.

Concevoir des produits multimédia

• Ce professeur de sciences de la vie et de la terre d'un petit collège de campagne est un photographe reconnu et surtout un spécialiste des plantes de sa région. Il a décidé de concevoir en premier lieu une base de données multimédia sur la flore, puis de concevoir un jeu d'aventure pour apprendre à ses élèves, et éventuellement à d'autres, à reconnaître les fleurs de sa région.

• Ce groupe d'enseignants de langue, assez à l'aise dans l'usage des outils multimédia a souhaité fabriquer des séquences d'enseignement simples. Pour ce faire, ils ont fait appel à l'aide d'un formateur spécialiste du programme Speaker Auteur. A l'aide de ce programme ils ont commencé a concevoir des séquences sur mesure qui correspondent à leurs besoins, même si certains déplorent les limites de l'outil.

Comment travailler en classe avec les médias traditionnels?

De nombreux enseignants travaillent avec les médias traditionnels au rang desquels nous retiendrons particulièrement le journal, la radio et la télé­vision. Les pratiques observées aident à comprendre ce qui a été fait, les difficultés rencontrées et les apports de ces pratiques pour la pédagogie.

-Le journal

De la semaine de la presse à la publication du journal de classe, l'utilisa­tion du journal est devenue une quasi-institution dans les établissements scolaires (voir la pédagogie Freinet). Les modalités de travail mises en oeuvre autour de la presse écrite vont de l'analyse comparative critique des jour­naux, à l'écriture complète d'un numéro, voire sa diffusion. Le travail sera donc différent suivant que l'on est en analyse critique ou en production.

Le travail d'analyse critique a pour objectif de permettre d'identifier les formes journalistiques, les modalités formelles de traitement de l'information puis, par une analyse comparative de la presse, de comprendre les différentes mises en écrit des événements.

Le travail de construction d'un journal rassemble plusieurs tâches : la collecte d'informations, la mise en forme d'informations en vue d'un article, la hiérarchisation des informations en fonction des impératifs éditoriaux et la mise en page définitive permettant une lisibilité de l'information.

-La radio

L'époque de la libéralisation des radios, avec l'apparition des radios libres, a mis à jour les potentialités de ce média dans une démarche pédagogique. Toutefois, les expériences sont rares, même si des radios d'établissements scolaires existent encore, et si de temps à autre des classes font une émission sur une radio. On identifie dans les pratiques trois grands types, hormis l'analyse d'émissions : la réalisation d'un montage sonore, la réali­sation d'une émission audio en direct, la réalisation d'une radio quoti­dienne d'établissement ou événementielle.

- La réalisation d'un montage audio a pour objectif de développer la compréhension du poids technique de l'outil et des spécificités du message audio pour la transmission de l'information (par rapport à d'autres supports).

- La réalisation d'une émission de radio en direct permet de comprendre la valeur des messages oraux lorsqu'il n'y a pas de possibilité de « retravail » du message avant transmission; elle développe aussi les facultés d'expressions dans des cadres qui peuvent être stressants.

- La réalisation d'une radio interne, qui n'a pas les contraintes d'un travail d'émission réalisé avec des professionnels, a la particularité de faire prendre conscience de l'importance de la régularité comme facteur de communication et pose la question du renouvellement et du rythme des diffusions. Ce travail permet de faire entrer les réalisateurs de ce genre de tâche dans un projet de longue haleine, ce qui est rarement le cas en milieu d'enseignement et de formation.

-La télévision, l'audiovisuel

Média dominant dans la société avec un taux de pénétration de 98 %, la télévision a fait l'objet, depuis longtemps, de tentatives d'utilisation dans un contexte scolaire. Que ce soit comme consommateur ou comme auteur, l'audiovisuel a fait l'objet de nombreuses expérimentations, mais paradoxalement, il est resté au seuil de l'école et cantonné au rang d'innovation. Il est courant d'entendre dire que l'école a raté le virage de l'audiovisuel, ce qui conforte l'argument de ceux qui veulent introduire les TIC. Pourtant, devenue banale, même dans les écoles, la télévision, accompagnée de son magnétoscope fait aujourd'hui partie du paysage pédagogique comme auxiliaire le plus souvent illustratif. Par contre, l'écriture télévisuelle reste marginale et occasionnelle dans l'école.

La télévision, comme objet d'étude, est absente du cursus scolaire général, hormis sous l'appellation « d'image », sans plus de précision. En tant qu'outil d'aide à la formation, elle est présente comme soutien aux émis­sions. C'est avec l'apparition de la Cinquième, le développement d'émis­sions particulièrement ciblées sur l'éducation et la formation, puis mainte­nant avec le développement de la visioconférence ou de la télévision à la demande, que la télévision devient un outil qui s'intègre de plus en plus à la chaîne multimédia et se transforme en écran à tel point que des chaînes de télévision ont repris la charte graphique de l'ordinateur pour définir leur propre système de communication : France 3 et France 2, par exemple.

La réalisation de films a retrouvé un nouveau souffle avec le dévelop­pement des caméscopes qui offrent une souplesse bien plus grande que le cinéma traditionnel. Le travail du cinéma scolaire est resté actif mais, malgré tout, demeure davantage une pratique hors activités scolaires traditionnelles.

Comment travailler en classe avec les installations multimédia?

Le développement des équipements informatiques multimédia (hors Internet) comprenant capacités sonores et lecteur de CD ROM est aujourd'hui un fait établi dans les établissements secondaires.

Au travers de nos visites d'établissement nous avons pu observer de nombreux types d'installation. Les contraintes ayant pesé sur ces mises en place étant très différentes les unes des autres, les résultats sont à prendre en acceptant l'a priori que l'établissement avait de bonnes raisons de faire ce qu'il a fait et que de toute façon, c'était son projet. Cependant, les pratiques naissant en partie des moyens matériels mis à disposition, on ne pourra éviter de constater que des types de dispositif nous paraissent plus efficaces que d'autres.

La salle informatique, la salle multimédia, l'espace multimédia sont des termes couramment employés pour qualifier des lieux où sont plus ou moins « entassés » des matériels. Très fréquents, ils sont de plus en plus concurrencés par deux types d'installation qui semblent avoir trouvé une pertinence, tout au moins dans le discours de leurs utilisateurs. En premier lieu, c'est l'installation de matériels multimédia disséminés dans les classes et utilisés de façon tournante par les élèves et les enseignants utilisant ces salles. En deuxième lieu, c'est au sein du CDI ou de la BCD, quelques ordinateurs sont mis à disposition en fonction des besoins et des modalités d'utilisation choisis par les responsables des lieux, selon leur projet.

-La salle informatique « dédiée »

Il semble bien que la mise en place de salles informatiques « dédiées » induise une démarche de type tellement technique, qu'il est très difficile de réaliser un travail pédagogique efficace dans une configuration de type « salle » si les travaux ne concernent pas l'informatique en tant qu'objet d'apprentissage (technologie ou option), ou si les travaux ne sont pas de nature individuelle et de production (principalement textuelle). Par contre, toute démarche d'apprentissage semble vaine dans une salle qui ne comporterait pas au moins autant de place pour du travail sur d'autres supports que pour du travail sur poste informatique.

Configuration type 1 : 1 salle équipée de 16 postes, avec 16 places élèves devant ordinateur

Modalités de travail possibles: Obligatoirement centrée sur l'usage du poste informatique, la disposition géographique sera déterminante. De plus, elle obli­gera au travail appelé « un par poste » c'est-à-dire un travail essentiellement individuel. L'enseignant aura le choix entre deux stratégies : soit un travail frontal et directif, reproduisant la salle de classe traditionnelle, soit un travail totalement individualisé. Dans ce deuxième cas, l'enseignement assisté par ordinateur avec des logiciels qui guident l'élève sera approprié, ou alors ce sera le travail de production de documents sur poste informatique, avec ou sans l'aide de ressources multimédia.
Ce dernier type d'organisation du travail peut être considéré comme analogue à celui qui est effectué lors de devoirs sur table avec documents.
Dans un dernier cas, il est possible d'individualiser totalement les parcours d'utilisation des ordinateurs (style ateliers pédagogiques personnalisés). il faudra alors disposer de ressources matérielles et logicielles suffisamment nombreuses et pertinentes.

- Configuration type 2 : 1 salle équipée de 16 postes avec 32 places élèves devant ordinateur

Modalités de travail possibles: Ce type de configuration favorise le travail en petit groupe. Parfois bruyant, ce type d'organisation permet d'apprendre aux élèves à collaborer. Les situations essentielles porteront sur des stratégies de résolution de problèmes que l'on pourra proposer aux groupes dans lesquels le travail à deux permettra une meilleure efficacité. L'encadrement nécessaire à ce type de situation est important, surtout pour permettre un véritable travail de groupe. On recommandera de demander un travail dans lequel une prise de notes écrites pourra être faite ou encore une alternance des types de tâches  pourra être proposée à chaque petit groupe.

Configuration type 3 : 1 salle équipée permettant à une classe (16 ou 32 élèves) de travailler sur poste et sur table en petits groupes

Modalités de travail possibles : Des tâches plus complexes sous forme de projet pourront être développées de façon favorable avec ce type d'organisa­tion. Favorisant des modalités de travail multiples et en groupes de 3 à 5 élèves, ce type d'organisation permettra des productions d'élèves assez importantes ou des résolutions de problèmes assez complexes nécessitant l'utilisation de nombreux supports différents.

-La classe-atelier

L'exemple de l'enseignement primaire, dans son fonctionnement en atelier tournant, que l'on retrouve d'ailleurs parfois dans l'enseignement technique ou dans le cas de l'aide aux élèves en grande difficulté, est typique de la possibilité d'intégrer " ordinairement " l'usage du multimédia dans une pratique pédagogique. Chaque fois que l'enfant a besoin, dans sa progres­sion, de travailler sur poste informatique, il peut espérer accéder aux postes de travail. Toutefois, dans sa progression, il n'aura pas que le seul usage de ces outils et aura aussi à effectuer des lectures ou des travaux manuels complémentaires. Ce type d'implantation nécessite de la part de l'ensei­gnant une bonne maîtrise de la différenciation pédagogique et une prépa­ration en amont qui inclut des progressions utilisant différents supports.

-Configuration type 1 : salle de classe disposant d'un seul poste   de travail informatique

Modalités d'utilisation possibles : Outre les utilisations par l'enseignant, qui ne sont pas la seule finalité, ce type de situation permettra une approche "légère " des outils. Il faudra en particulier que l'assistance technique soit réduite au minimum afin que le poste ne focalise pas trop l'attention de l'enseignant et sa disponibilité à l'ensemble du groupe. Si les participants sont amenés à utiliser cet outil, l'organisation des séquences pédagogiques devra tenir compte du fait que de 1 à 4 élèves maximum, sur un poste, pourront être absorbés par cet usage. Les autres devront être mis en situation d'intégrer cette différenciation. Si c'est principalement un outil dont l'usage est dirigé par l'enseignant, il faudra prêter attention à ne pas " exclure " les élèves de la manipulation de l'outil et donc intégrer dans cet usage contrôle la possibilité pour les participants d'être tour à tour à la place de l'enseignant dans la relation au groupe.

• Configuration type 2 : salle de classe disposant d'un îlot informatique de 2 à 4 postes

Modalités d'utilisation possibles : Près de la moitié d'une classe pouvant être mobilisée par un travail devant ce type d'outil, il est dès lors possible de travailler à des stratégies d'enseignement ou de formation par production de savoirs. Le travail collaboratif pourra aussi être mis en place et permettra aux élèves d'apprendre à échanger leurs compétences pour atteindre un objectif, comme dans le cas des analyses de situations problèmes.   

-Le CDI informatisé

Le travail au CDI, bien qu'étant aujourd'hui souvent considéré comme habituel, ne l'est pas en réalité. Les nombreuses interventions que nous avons été amenés à mener dans les établissements révèlent qu'une mino­rité d'enseignants a l'habitude d'utiliser le CDI dans ses pratiques péda­gogiques habituelles. L'arrivée du multimédia dans les établissements s'est souvent opérée en premier lieu par le CDI, tant l'analogie entre le CD ROM et les encyclopédies a marqué les imaginations. Toutefois, même au CDI, outre la recherche d'informations, il y a toute la partie traitement de l'information, dans le cadre d'une pédagogie par production de documents, qui est possible. Cependant, le problème posé a été avant tout d'ordre matériel et, avec le développement d'Internet, ce problème s'est trouvé encore renforcé.

Nous avons essayé d'inventorier de grandes catégories d'installations pour en présenter l'utilisation possible

Configuration type 1 : 1 salle équipée de 8 à 16 postes disposée en satellite du CDI ou de la BCD

Modalités d'utilisation possibles : Deux grands types d'utilisation sont observés dans ce genre d'implantation : le travail dirigé sur poste au sein d'une séquence, rejoignant la classique salle informatique avec un appui possible du CDI; le travail autonome en lien avec les activités habituelles prônées dans l'usage du CDI. Toutefois, la proximité de l'équipement documentaire, de type centre de documentation ouvert aux élèves, favorisera tout travail permettant d'alterner les modes de travail au sein d'un dispositif autour de l'autoforma­tion visant au développement des capacités d'autonomie dans les activités d'apprentissage.

Configuration type 2 : Plusieurs postes disséminés dans un CDI

Modalités d'utilisation possibles : L'intégration complète des appareils au sein du centre de documentation renforce la destination de l'objet comme outil d'accès à l'information. Il sera aussi possible de développer le traitement de  cette information en prévoyant des capacités bureautiques classiques. Le poste de travail tel qu'il est imaginé par la Bibliothèque nationale de France est sédui­sant. Les arguments qui sous-tendent ce projet sont intéressants pour les établissements de formation et d'enseignement, d'autant plus que c'est sur le modèle du lecteur-chercheur qu'est construit cet outil. Il semble donc intéressant de développer cette stratégie dans des établissements de formation (en particulier supérieurs).

Configuration type 3 : Un seul poste disponible pour les utilisateurs  

Modalités d'utilisation possibles : La rareté des outils mis à disposition des utilisateurs au sein d'un centre fréquenté souvent par plus de vingt personnes peut être un facteur perturbant pour l'ensemble des présents, c'est pourquoi il convient de réglementer l'accès à ce type de ressources, pour en favoriser un usage pertinent. La vigilance devra être portée sur les temps d'utilisation et surtout sur la séparation des temps de recherches informelles, des temps de recherches ciblées. On a pu observer des outils papier mis à disposition de ceux qui voulaient utiliser les machines selon une procédure précise : avoir un objectif de recherche, avoir fait au préalable un inventaire des ressources disponibles, avoir défini les supports (CD ROM ou sites Internet) à consulter, faire un compte rendu précis de la recherche effectuée pouvant être mise à disposition d'utilisateurs ultérieurs. Dans certains cas, il sera intéressant de faire utiliser ce poste par une personne qui effectue le travail pour d'autres, hors des temps d'ouverture au public (en soirée), permettant une meilleure utilisation des ressources.

-La salle informatique en libre accès, self-service

Le cadre d'utilisation de ce type de salle est variable : salle de traitement de texte, salle de jeux, salle de renforcement pédagogique ou autre. Ce type d'installation semble assez rare, du fait des coûts des matériels. Seuls les établissements ayant un parc suffisamment étendu se permettent de mettre des machines en libre service dans une salle dédiée, pour les élèves. On rencontre parfois des salles pour les formateurs et enseignants.

Le self-service informatique semble poser des problèmes matériels et la plupart du temps un encadrement est requis. Certes, du côté des élèves ce type de salle rencontre un succès important, mais les raisons n'en sont pas toujours celles souhaitées dans un cadre pédagogique.

Les implantations de ce type de salle vont de la salle banale avec deux ou trois postes, à la salle à quinze postes, voire davantage, et reliés en réseau, ce qui est le cas dans les écoles d'ingénieurs (exemple de l'ENST par exemple).

Modalités d'utilisation possibles: En général ce type de salle est réservé aux temps libres. Il arrive assez souvent, en particulier dans l'enseignement, que ces salles servent aussi pour des usages pédagogiques classiques; il arrive aussi qu'elles soient utilisées pour le  "club informatique »... Dans d'autres structures, il s'agit de véritables outils d'autoformation ou encore d'outils pour la production personnelle écrite (principalement).

Comment travailler en classe avec Internet?

L'une des questions qui revient le plus souvent est celle de l'incompati­bilité entre les conditions matérielles disponibles et les projets d'action pédagogique. Nous pensons que, de fait, les conditions matérielles influent sur les pratiques mais, puisqu'il faut « faire avec », il est nécessaire d'adapter des pratiques pédagogiques à des réalités matérielles. Nous avons inventorié trois grandes catégories d'installations intégrant Internet; pour la partie pédagogique, on se référera aux indications données pré­cédemment

• Configuration 1 :un seul poste connecté, un seul poste disponible

Travail préparatoire pour l'enseignant qui réutilise les documents sous une forme de support.
Travail par l'enseignant ou par élève devant le groupe en cours de séquence pédagogique (messagerie ou informations).
Travail des élèves par petits groupes de projet, ils utilisent l'appareil disponible qui sert pour la recherche d'informations ou la mise en communication, à tour de rôle.

Configuration 2 :un seul poste connecté, plusieurs postes disponibles

Travail alternatif entre collecte de données en ligne et traitement du contenu, après enregistrement sur disquette des documents récupérés sur Internet. Travail sur chaque poste par petits groupes d'élèves après capture d'un site complet transféré sur les postes non connectés, en vue d'un travail off line (hors connexion).
Travail avec l'enseignant qui pilote sur un ordinateur un travail en off line réalisé par les élèves permettant de traiter des éléments trouvés, de préparer une prochaine recherche ou de mener une recherche collective.

• Configuration 3 :plusieurs postes connectés

Recherche d'informations collectives avec comparaison et traitement des résul­tats trouvés.
Travail individualisé sur des bases documentaires, pour constitution de savoirs, en vue de dossiers ou d'exposés.
Par petits groupes sur postes, travail de conférence ou d'échange de messages avec d'autres établissements, en vue de développer des échanges linguistiques et culturels.

Bruno DEVAUCHELLE. Multimédiatiser l'école ? Ed. Hachette/Education. Paris1999. Pp.85-97

Afin de pouvoir choisir des cédéroms après les avoir évalués et de déterminer la place et les rôles qu'ils sont à même de jouer dans un apprentissage, l'enseignant doit donc disposer d'un certain nombre de critères d'analyse et d'évaluation.

DES PARAMÈTRES POUR L'ANALYSE DES CÉDÉROMS DE LANGUE

Nous proposerons tout d'abord des paramètres qui permettent d'envisager les cédéroms sous l'angle de l'apprentissage, avant d'examiner ceux qui ont trait aux constituants des cédéroms.

• Les cédéroms et l'apprentissage

On pourrait distinguer:
- sous l'angle de l'ensemble des contenus, les cédéroms qui cherchent à être des méthodes à part entière de ceux qui se présentent comme des compléments de cours ou des outils;
- sous l'angle des théories d'apprentissage qui les sous-tendent, les cédéroms qui tendent à reproduire une approche plutôt behavioriste de ceux qui privilégient l'approche structuro-globale ou encore l'approche communicative;
- sous l'angle des conceptions linguistiques, les cédéroms qui sont plutôt axés sur la langue de ceux qui le sont plus sur la communication;
- sous l'angle des contenus linguistiques, les cédéroms qui présentent des réalisations linguistiques variées (dialogues, etc.) de ceux qui ne visent à travailler que du vocabulaire, des tour­nures idiomatiques ou encore qui ne présentent que des tests;
- sous l'angle des aptitudes, les cédéroms qui proposent de travailler une seule aptitude (par exemple la compréhension
orale) de ceux qui proposent des activités aussi bien en com­préhension orale qu'en expression orale;
- sous l'angle de l'évaluation, les cédéroms qui proposent des procédures d'évaluation de ceux qui n'en contiennent pas;
- sous l'angle des contextes, les cédéroms qui nécessitent l'intervention d'un enseignant de ceux qui peuvent être utilisés en complète autonomie;
- sous l'angle institutionnel, les cédéroms qui correspondent à des programmes scolaires officiels, à des cours donnés en présentiel dans une institution, de ceux qui en sont dégagés.

Paramètres pour une fiche descriptive de cédérom

Paramètres relatifs aux spécificités du cédérom (CD)

- Qualité de la multicanalité
• richesse ou pauvreté des liens images/son/écrit
• rapports images/son/écrit : redondance/complémentarité/autonomie - Qualité de l'hypertextualité
• richesse et variété des liens entre les textes
• caractéristiques de ces liens : d'un mot à sa définition, à une explication, à un autre texte
- Qualité de la multiréférentialité
• richesse des référents spatiaux (géographiques), temporels (historiques) proposés en liaison avec le thème du CD
• authenticité culturelle ou simplification - Qualité de la navigation
• richesse du scénario (profondeur dans le sujet traité et multiplicité des liens)
• cohérence des parcours proposés ou au contraire liens aléatoires • qualité des interfaces, des menus, des aides
Paramètres relatifs aux médias pris isolément
- Caractéristique des images
• types d'images : icônes, images fixes, mobiles, images de synthèse • niveaux de lecture de ces images : plutôt référentielle/plutôt culturelle
• rôles : fonctionnel (pour l'utilisation du CD), central ou illustratif par rapport au thème
- Caractéristiques des textes
• supports textuels : instructions du CD, discours du CD dont discours rapportés (articles, textes littéraires, etc.)
• types de textes : expositif, narratif, etc. - Caractéristiques du canal audio
• types de messages sonores : musiques, chansons, paroles
• nature des messages : monologues (voix commentaire), dialogues • types de langue : standard, spécifique
• rôles : oralisation d'écrits, guidage pour consultation du CD, documents authentiques    
Paramètres relatifs aux enjeux d'apprentissage/acquisition
-Caractéristiques du traitement du sujet
• documents bruts ou au contraire interprétés • cohérence des liens entre documents
- Caractéristiques par rapport aux contextes
• documents très autonomisants (tests de connaissances, bloc-notes) ou représentant plus un appoint
- Caractéristiques par rapport aux objectifs communicationnels
 *document favorisant plutôt découverte, exploration
ou systématisation

EXPLOITATIONS PÉDAGOGIQUES

En aval des questions que nous venons de poser, certains auteurs proposent des pistes d'exploitations pédagogiques de cédéroms grand public. C'est le cas par exemple de Mangenot (1997a) qui parle de « scénarios pédagogiques » destinés à didactiser ces pro­duits. En reprenant des propositions faites par Compte pour les documents vidéo, Mangenot suggère d'avoir recours à trois types de scénarios pédagogiques. Les scénarios utilisant la « fonction illustrative » permettront d'apporter, grâce au multimédia, de nou­veaux exemples à un thème déjà connu par l'élève. Le cédérom sert alors à « activer ou réactiver » les connaissances de l'élève et à « apporter du matériau linguistique nouveau et authentique et, sur­tout, à intégrer tous ces éléments dans un cadre motivant pour les élèves ». Les scénarios utilisant la « fonction déclencheur » pro­poseront des activités d'expression, de formulation d'hypothèses qui seront ensuite confrontées aux données contenues dans les cédéroms. Enfin, les scénarios utilisant la « fonction moteur » constitueront le tremplin à une communication orale ou écrite.

Activités à mener avec des cédéroms grand public

I. Activités de découverte, d'exploration et de guidage en classe ou en centre d'auto-apprentissage (CAA) avec l'enseignant

Modes de navigation/d'appréhension
-Faire faire des hypothèses à partir des icônes, des éléments linguistiques de l'interface.
-Montrer différents types de navigation : par menu, par index, par aide
-Faire lister les critères de recherche possibles sur un sujet donné.
-Faire appréhender les contenus du cédérom : en consultation globale, sélective, détaillée.

Liens référentiels

- Faire faire des hypothèses à partir d'un menu : répartir la classe en sous-groupes ; chaque groupe présente ses hypothèses puis on compare avec le menu du cédérom.
- Donner le thème d'un cédérom et faire prédire les grands champs référentiels que l'on va rencontrer puis vérifier avec le CD.

Liens hypertextuels

- Faire faire des hypothèses sur les liens hypertextuels à partir de mots sélectionnés dans un texte à l'écran
• pourquoi ces mots ont-ils été sélectionnés?
• quels types d'informations va apporter le nouveau texte?

Liens multicanaux

- Pour un sujet donné, quels sont les types de documents qu'on s'attend à trouver (textes ? quels types de textes ? quelles images ? quels documents sonores ?) ?
- D'où : repérage des supports d'information dans un cédérom • écrit, son, images fixes et mobiles;
• montrer des extraits de CD ; chaque groupe prend des notes et on compare ensuite.

Observations génériques

- Repérage des types d'informations : techniques, historiques.
- Repérage des types de textes : descriptifs, prescriptifs, narratifs.

II. Activités à proposer en CAA à partir de la classe et avec retour en classe

Navigation
-Demander à différents élèves ou groupes d'aller chercher une même information, de tenir une feuille de route et de raconter ensuite leur parcours au reste du groupe.
-Donner plusieurs informations que le navigateur devra relier lors de son parcours et dont il rendra compte au groupe.
Multicanalité
-Après consultation d'un CD, donner une liste de mots (par ex. tirés de l'index) et demander de décrire oralement ou par écrit les images qui les accompagnaient : dessins, schémas, photos, images mobiles.
-Même chose avec les documents sonores : voix commentaire, textes lus, etc.
-Rendre compte des images qu'on a trouvées associées à un texte qui pourra être photocopié : description de ces images ; justification de leur présence; quelles autres images aurait-on souhaitées ?

Multiréférentialité

-Distribuer une photocopie de l'index et demander aux élèves d'entourer les mots qu'ils ont rencontrés et d'en choisir plusieurs qu'ils vont resituer dans leur contexte discursif et référentiel.
-Avec une photocopie de l'index, associer tous les mots qu'on a rencontrés et expliquer les liens qui existent entre eux.
-Après visionnement, distribuer un graphe vide et le faire remplir.

In. Le multimédia. THIERRY LANCIEN. Ed. CLE/INTERNATIONAL.Paris1998

 

Les outils Internet
Le navigateur
Il s'agit d'un outil qui permet de lire les pages du grand livre Web; Nets­cape ou Internet Explorer sont les plus répandus, ils savent lire et mettre en forme les pages disponibles sur Internet. La standardisation de la mise en page sur Internet (le langage HTML) a nécessité l'emploi d'un programme permettant de voir ces pages. L'intérêt de ce langage est son indépendance du matériel utilisé, ce qui fait que tous les ordinateurs peuvent échanger les données textes, images et sons par cet intermédiaire.
La messagerie
Analogue à la boîte aux lettres papier, la messagerie électronique est le moyen d'envoyer des messages numériques directement d'un poste infor­matique à l'autre. Elle permet ainsi un retraitement des données direc­tement dans l'ordinateur. Le logiciel de messagerie comporte de nom­breuses fonctions permettant de gérer aussi bien un carnet d'adresses, des listes groupées d'adresses que l'ensemble des fonctions de réception des messages. Par ailleurs ces outils permettent aussi la lecture des forums (news ou usenet), qui sont des messageries publiques.
Le composeur de pages
Comme pour un traitement de texte ou un logiciel de publication assistée par ordinateur, il est possible d'écrire des pages pour Internet. Le langage particulier d'Internet suppose un programme qui sache fabriquer des pages dites « au format html ». De nombreux outils sont disponibles qui permettent soit de fabriquer de simples pages, soit de concevoir complè­tement un livre Web. La simplicité de mise en oeuvre de ces outils les rend accessibles à des néophytes, tout au moins pour les fonctions de base.
Le gestionnaire de forum
Le forum permet d'échanger des idées avec d'autres personnes, sous forme de messages publics. Le gestionnaire de forum (news ou usenet) est
un outil qui permet de lire les forums par thème et de sélectionner les messages intéressants. C'est un outil de mutualisation. On utilise souvent le logiciel de messagerie pour accéder aux forums.
- Le programme de visioconférence
Comme le téléphone, les outils de conférence permettent de dialoguer «en direct ». Sur Internet il est possible de dialoguer en texte, en sons, en vidéo et aussi de faire de la télémaintenance. Les programmes de visioconfé­rence sur Internet sont en cours de normalisation (H323) et devraient offrir à ceux qui le souhaitent des fonctionnalités étendues, en particulier le tableau blanc, le partage d'application et la prise en main à distance, outils intéressant les centres de formation souhaitant faire des formations ouvertes et à distance.
Le « collecticiel »
Programme assez complexe qui permet de développer collectivement des écrits en travaillant simultanément (réunion à distance) ou en différé. Souvent en lien avec d'autres programmes, le collecticiel permet une véri­table écriture collective. Ce genre d'outil est un programme qui se super­pose aux autres logiciels de communication sur Internet, en offrant de nouvelles possibilités, en particulier pour le partage de documents et la gestion des agendas.

Bruno DEVAUCHELLE. Multimédiatiser l'école ? Ed. Hachette/Education. Paris1999. Pp.134-135

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Six outils pour trouver, retrouver et gérer rapidement
 la recherche de l'information sur Internet

Dans de nombreuses occasions de formation, on découvre que le sentiment fréquemment exprimé par les enseignants est celui de perte dans un espace incontrôlé, dans une surinformation. En réalité, les spécialistes de la recherche de l'information, et plus généralement les utili­sateurs avertis, développent des habitudes de travail qui leur économisent de l'énergie dans la recherche d'information. Les six possibilités décrites ci-dessous sont complémentaires les unes des autres et s'articulent globa­lement dans les pratiques des habitués. Toutefois, on notera que, dans de nombreux cas, une tromperie s'exerce sur la recherche d'information sur Internet : le grand nombre de pages disponibles, la vitesse de renouvelle­ment de l'information ainsi que l'apparition et la disparition très rapide des documents rendent impossible un classement universel et fiable de l'information. On découvre rapidement, sans méthodes, que ce que l'on appelle les moteurs de recherche ou les annuaires se révèlent bien faibles pour trouver des informations pertinentes rapidement. On observe en particulier que c'est le « bruit » produit par des informations non désirées qui est le plus gênant, suivi de près par le problème de la compréhension par la machine des questions qu'on lui pose.

Articuler les outils proposer ci-dessous, présentés sans ordre a priori, c'est avant tout utiliser diverses méthodes de travail qui s'affineront avec l'expérience d'Internet.

Repérer dans des publications diverses des adresses de sites Internet ou de pages qui correspondent, prolongent la lecture

De nombreuses publications papier (quotidiens, hebdomadaires, livres, etc.) proposent, en plus de leurs contenus, des adresses de sites Internet pour prolonger l'activité de lecture. Ces adresses sont souvent une base intéressante pour trouver de l'information pertinente, en complément de celle obtenue par un média traditionnel. Ce procédé est plus aisé qu'à la télévision, où il faut prendre des adresses complexes au vol; les adresses proposées au travers des écrits sont particulièrement adaptées pour les enseignants qui ont une bonne habitude de la lecture.

Rechercher des sites Internet avec les moteurs de recherche, mais en utilisant les fonctions avancées de ces moteurs qui utilisent

les opérateurs booléens

L'utilisation des moteurs de recherche pose de nombreux problèmes aux utilisateurs. Ainsi l'enseignante qui recherchait des informations sur l'au­teur dramatique Pierre Corneille s'est-elle retrouvée à la tête d'une liste de plusieurs centaines d'adresses de pages Internet qui proposaient des infor­mations sur les oiseaux. Malheureusement, les concepteurs de moteurs de recherche (ces annuaires avec interface de recherche) ont mis en première ligne des systèmes de recherche très pauvres, préservant les fonctions avancées pour un deuxième niveau parfois difficile d'accès. En fait les fonctions avancées des moteurs de recherche sont essentielles pour aider à structurer les recherches, en particulier en s'appuyant sur ce que l'on appelle les opérateurs booléens (par exemple, demander « Pierre et Corneille » ne donne pas le même résultat que " Pierre ou Corneille »). Il s'agit donc, lorsque l'on utilise le moteur de recherche, d'aller systémati­quement rechercher la fonction avancée ainsi que l'aide expliquant la syntaxe du moteur, celles-ci variant d'un outil à l'autre. En fait, rechercher des informations consiste à réduire de façon précise le cône de recherche, afin d'avoir suffisamment de réponses pour pouvoir les traiter et d'éviter le «bruit » de plusieurs centaines, voire de milliers de réponses.

Utiliser les méta-moteurs de recherche, en ligne et hors ligne

Les moteurs de recherche s'avérant différents les uns des autres et ne four­nissant pas tous les mêmes résultats (base partielle, à peine plus d'un tiers

des pages de l'Internet recensées par les meilleurs moteurs de recherche), se sont développés des méta-moteurs, ainsi appelés car en fait ce sont des outils qui ne font, comme seul travail, que d'interroger simultanément plu­sieurs moteurs existants pour proposer le résultat accumulé à l'utilisateur. Il existe deux types de méta-moteurs. Ceux dits en ligne (on line) sont comme des moteurs traditionnels d'aspect, mais font effectuer le travail par d'autres moteurs qu'ils interrogent. Ceux dits hors ligne (off line) sont en fait des programmes informatiques que l'on installe sur son ordinateur et qui effectuent le travail en interrogeant successivement les moteurs exis­tants en ligne. La particularité de ces outils c'est de proposer, au-delà de la simple activité de recherche, un stockage et un traitement de l'informa­tion ainsi collectée. Ce traitement peut être plus ou moins « intelligent ». Ainsi certains proposent jusqu'à du traitement des contenus trouvés à l'aide d'outils issus de l'intelligence artificielle. Le danger des méta­moteurs c'est le « bruit » et plus globalement l'imprécision des retours apportés qui, si l'outil est de mauvaise qualité, peut tromper celui qui cherche des informations précises, en lui faisant croire que rien n'est disponible sur Internet.

Connaître des sites dits « génériques » dans la spécialité qui m'intéresse

Les utilisateurs avertis les connaissent bien, il s'agit de sites Internet dont l'activité essentielle est de recenser d'autres sites, mais en respectant une logique: celle du concepteur de site, ses centres d'intérêts, le résultat de ses recherches. Qu'ils soient le fait de particuliers  http://www.cartables.net/ par exemple ou d'institution  http://www.cndp.fr  ces sites, lorsqu'ils sont repérés, sont parmi les auxiliaires les plus précieux de l'habitué d'Internet. Suivant la qualité du site, l'utilisateur sera sûr de la qualité des résultats proposés. La découverte de ces sites est assez aisée, car des noms circulent dans chaque communauté d'intérêt qui les reprend, soit dans ses publications écrites, soit par l'intermédiaire d'autres vecteurs.

Utiliser les listes de diffusion ou les forums dans la spécialité choisie

L'abonnement à des listes de diffusion est en général gratuit. Il s'agit de recevoir dans sa boîte aux lettres électronique des informations transmises automatiquement par les participants à cette liste. Il existe un grand nombre de ces mailing-lists dans toutes les spécialités. Elles sont en fait le reflet des trouvailles des participants et apportent ainsi à celui qui le souhaite des adresses de sites déjà testées ou au moins repérées.

La culture de la mutualisation est encore rare et nombreux sont les abonnés de listes qui n'apportent pas de contribution aux autres. Ce phénomène, normal, est amplifié dans le monde enseignant par les habi­tudes de travail individuel, au détriment du travail en équipe. Cependant, cette mentalité semble en mesure d'évoluer progressivement avec ces nouveaux outils qui sont moins impliquants pour les utilisateurs : l'écran est neutre et il permet de se protéger.

Gérer attentivement les signets ou favoris du navigateur

L'utilisateur averti d'Internet gère ses bonnes adresses, comme le fin gourmet. Pour cela, les concepteurs d'outils de navigation sur Internet ont prévu de les aider à l'aide d'un gestionnaire de favoris ou de signets. Cette base de données d'adresses de pages Internet permet d'organiser celles que l'on trouve selon ses usages, évitant ainsi d'avoir à repasser par des recherches fastidieuses quand on veut retrouver des liens anciens.

La gestion de la recherche des sites intéressants sur Internet est en fait un éternel recommencement si l'on n'y prend garde. Cependant, les usagers professionnels avertis se satisfont largement d'une trentaine d'adresses consultées régulièrement et ne font des recherches nouvelles que dans très peu de cas. Les spécialistes de la veille économique proposent ainsi des outils intéressants, informatiques ou méthodologiques, surtout utiles pour des personnes travaillant dans des secteurs d'activité particulièrement concurrentiels.

 Bruno DEVAUCHELLE. Multimédiatiser l'école ? Ed. Hachette/Education. Paris1999. Pp.150-153

Cédéroms:
1. Cédéroms de langue
- À LA RENCONTRE DE PHILIPPE (vidéodisque), Yale University Press.
- CAMILLE, À la recherche d'un emploi. L'Acte de vente, Cle International.
- DANS UN QUARTIER DE PARIS, Yale University Press.
- DEUTSCH GANZ KLAR, Neuroconcept.
- JE VOUS AI COMPRIS 1, 2 et 3, Neuroconcept.
- PRESTO E BENE, Neuroconcept.
- SPEAKER AUTEUR, Neuroconcept.
- LTV, Français, Jeriko.
- UNE JOURNÉE BIEN REMPLIE, Confluence Media Publishing.
- WHO IS OSCAR LAKE ?, Nouveau Quartier Latin.
Etc.

 

2. Cédéroms grand public
- ATLAS MONDIAL ENCARTA, Microsoft.
- AUX ORIGINES DE L'HOMME, Microfolies.
- BIBLIOROM, Larousse-Microsoft, Liris interactive.
- OURS DE NAVIGATION DES GLÉNAN, Seuil.
- BOOKSHELF, Microsoft.
- COMMENT ÇA MARCHE?, Dorling Kindersley, Nathan.
- DICTIONNAIRE HACHETTE MULTIMÉDIA, Hachette.
- ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS.
- KIYEKO ET LES VOLEURS DE NUIT, Ubisoft.
- LAROUSSE MULTIMÉDIA ENCYCLOPÉDIQUE, Liris Interactive.
- LE LIVRE DE LULU, Flammarion Multimédia.
- LE LOUVRE EXPLIQUÉ AUX ENFANTS, Gallimard Jeunesse.
- LE MAÎTRE DES CONTES, Club Pom.
- LE PETIT ROBERT, Éditions Le Robert.
- LE TRÉSOR DU SAN DIEGO, Millemédias.
- MA PREMIÈRE ENCYCLOPÉDIE, Knowledge adventure/Edusoft.
- MON PREMIER DICTIONNAIRE SUPER GÉNIAL, Nathan Multimédia.
- MONET, VERLAINE, DEBUSSY : UNE RÉVOLUTION DOUCE, Arbores­cence, Coll. « Triptyque ».
- NEW GROLIER MULTIMÉDIA ENCYCLOPÉDY, Grolier.
- OPÉRATION TEDDY BEAR, Index Plus et Flammarion.
- PAGNOL, CMF, Université de Provence.
- SECONDE GUERRE MONDIALE, Arte/Syrinx/Montparnasse Multimédia.
- VERSAILLES, COMPLOT À LA COUR DU ROI-SOLEIL, Ecudis.
- Etc.

In. Le multimédia. THIERRY LANCIEN. Ed. CLE/INTERNATIONAL.Paris1998

Sites incontournables pour davantage d'informations...
Créé par le gouvernement fédéral canadien, le Bureau des technologies d'apprentissage (BTA) a le mandat principal de favoriser l'apprentissage et le développement des compétences par les technologies.
Carrefour des ressources didactiques informatisées (CRDI) est une ressource d'évaluation du simple logiciel exerciseur au cédérom multimédia. Cette ressource s'adresse aux enseignants ainsi qu'à tout intervenant du monde de l'éducation. Dans la fenêtre "menu rapide", consulter "signets".
Édumatic est un site offrant des ressources sur les TIC à l'éducation des adultes. On y trouve des activités pédagogiques par matière, des renseignements pour les enseignants, etc. Cliquer sur la section "Élèves", puis sur "Activités". Choisir "Français" dans la case à droite de Matière. Vous accéderez à une foule d'activités en ligne.
Intégrer les TIC dans le travail en projet présente le cadre méthodologique de Suzanne Francoeur-Bellavance tout en suggérant des pistes pour y intégrer les nouvelles technologies. On y trouve un bon nombre de liens sur cette approche.
L'Infobourg vise à mettre les ressources du Web au service de ceux qui accompagnent les élèves dans leurs apprentissages. Le site présente quatre sections divisés comme suit: enseignants, directions d'écoles, parents et élèves. On y trouve des références sur de nouveaux sites, des dossiers pédagogiques, un bulletin d'information gratuit par courrier électronique, etc.

Le portail des TIC vise à promouvoir et soutenir l'intégration des TIC en enseignement. On y trouve des ressources pour échanger, des réflexions sur les TIC, des scénarios pédagogiques, etc.

Le Portail Internet de la formation générale des adultes de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) permet d'accéder à différents sites classés comme suit: Services de courriel, Moteurs de recherche, Informatique, Actualité, Références.
Vitrine APO- Formation des enseignants  présente deux sites offrant des cours multimédias interactifs pour les enseignants.
 
Scénarios d'apprentissage
Le site de l'Académie de Lyon propose des ressources pédagogiques intéressantes     pour     les mordus du français.
Alphaplus propose des scénarios pour l'éducation des adultes. Dans l'index, les chiffres réfèrent au nombre de fiches de scénario pour chaque item. Bien que l'index soit peu attrayant, son contenu est intéressant.
ClicNet: Français langue étrangère et langue seconde regroupe par sujet plus de 400 ressources virtuelles pour les cours de français langue étrangère et français langue seconde. Site intéressant pour tous les enseignants qui travaillent le français avec leurs groupes.
La porte des lettres offre de nombreux sites éducatifs en français. On y trouve non seulement des scénarios d'apprentissage mais également des exercices en ligne.
Organisez un voyage en Provence avec quelques partenaires. Voilà ce que vous propose ce Webquest. Démarches/ rôles/ bonnes adresses/ évaluation/  présentation.
Usinaquiz permet de créer des activités pédagogiques sur le web telles que: jeu de pendu, mots à relier, etc. 
 
Courriers électroniques gratuits:
Si vous souhaitez obtenir une adresse de courrier électronique, voici quelques sites qui vous permettront de vous en créer une gratuitement.
moncanoe.com vous permet d'accéder rapidement au courrier électronique à partir du site de canoe. Cliquer sur "Courriel gratuit" dans la section "Zone de service". 
yahoo.fr vous permet d'accéder au courrier électronique en cliquant sur "courrier" en haut de la page.
Si vous souhaitez en savoir plus ou découvrir d'autres sites de courriers électroniques gratuits, consulter le site arobase.org.
 
Forums et listes de diffusion:
Le Bulletin de l'Infobourg vous informe de tout ce qui touche l'éducation branchée.
La liste de diffusion de Formatic 2000 présente des sites commentés pour la recherche documentaire. On y trouve également "Le courrier pédagogique" où les enseignants peuvent partager des idées et des expériences pédagogiques. Cliquer sur listes de diffusion à la page d'accueil du site.
Le Forum PRATIQUES s'adresse aux formateurs en alphabétisation des commissions scolaires et des groupes populaires. Il informe de tous les événements spéciaux, propose des nouveautés en pédagogie, présente des recherches, permet l'entraide entre les formateurs du Québec et d'ailleurs.
Francopholistes est un annuaire français de listes de diffusion édité et géré par le comité des réseaux des universités (CRU). Vous y trouverez 4 853 listes de diffusion regroupées par catégories.
Intégration des TIC est un forum pour les enseignants du Centre de ressources éducatives et pédagogiques (CREP) de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui participent à un groupe de travail intitulé: TIC et scénarios pédagogiques. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez vous joindre à ce groupe.
Oragora offre des outils pour votre site Internet:  forum, mailing-liste et système d'annonces. 
WebEncyclo vous permet d'avoir "un regard encyclopédique quotidien sur l'actualité".
 
Auto-apprentissage:
Le CDEACF offre des guides d'auto-formation portant sur la navigation, la recherche sur Internet, le courrier électronique, l'enseignement d'Internet. Cliquer sur Apprendre et sur Guide d'auto-formation.
Comment ça marche est un site de vulgarisation informatique. Ce site répond à un grand nombre de questions techniques.
Initiation aux sciences informatiques présente des tutoriels d'apprentissage portant sur Windows 98, Word, Excel, PowerPoint, etc.
J'apprends à chercher et je trouve est un site permettant d'apprendre à utiliser Internet par une approche axée sur la pratique interactive ou en ligne.
MémoClic propose des contenus qui expliquent la démarche à suivre afin d'acquérir une bonne maîtrise de divers logiciels, d'Internet, etc.
9c.com se spécialise dans la formation sur Internet. On y trouve une grande variété de cours, de tutoriels et de services.
 
Création de page Web:
Dromadaire permet de créer ses propres pages Web sans aucune connaissance de HTML et de FTP.
 
Hébergement de sites Internet
Liens Actualité des TICE
Educnet
Le site ministériel des nouvelles technologies. Des informations, des ressources. Et l'entrée TICE de toutes les académies en France.
La CNIL
Secuser.com
Pour avoir une information à jour sur les virus.
Hoaxbuster.com
Le site vous tient informé des faux virus qui risquent de vous faire perdre beaucoup de temps.
Comment ça marche ?
Le Monde Interactif
Thot
NTIC.org
Redaction.be

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Grille sur l'observation de logiciels d'apprentissage de la lecture

Terminologie des Technologies de l'Information et de la Communication. (TICE)

Lire: Éduquer aux multimédias

Les jeux sur Internet

Je zappe, j'apprends: Interview d'André TRICOT, Maître de conférence à l'IUFM de Bretagne.

sur l'intégration des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC)
dans l'apprentissage des langues.

Logiciels gratuits pour la classe